Centrafrique: Catherine Samba-Panza affiche sa fermeté

La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza lors d'une conférence de presse à Bangui, le 21 janvier 2014.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Moins de deux semaines après son investiture, et alors que le pays replonge depuis plusieurs jours dans la violence, la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza s'est adressée à la Nation ce vendredi 31 janvier. Dans une allocution à la radio nationale, elle a promis qu'il n'y aurait aucune impunité pour les auteurs d'exactions.

« Des actes barbares, indignes qui n'honorent pas notre pays ». Tels ont été les mots employés ce vendredi par Catherine Samba-Panza pour décrire la nouvelle vague d'exactions qui s'abat sur la Centrafrique.

Dans son discours à la Nation, la présidente de la transition centrafricaine a lancé une « sévère mise en garde », brandissant des menaces judiciaires. Elle a demandé à la Misca d'appliquer un régime de sanctions, et a exhorté les enquêteurs de l'ONU, nommés il y a une semaine, à se mettre « immédiatement au travail ». Catherine Samba-Panza a également ordonné au gouvernement de préparer une loi d'exception, pour « réprimer tous les auteurs de crimes de sang ». Ce texte servirait notamment à accélérer les procédures judiciaires.

La nouvelle présidente a aussi brandi la menace militaire. A plusieurs reprises, elle a pressé les forces Misca et Sangaris d'appliquer leurs mandats, ajoutant qu'il est « incompréhensible que des anti-balaka et des ex-Selekas puissent continuer à tuer, piller et voler sans vergogne » et appelant au passage les FACA à regagner les rangs.

Catherine Samba-Panza s’en est prise enfin aux ex-Selekas qui ont pris le contrôle de Sibut, une ville située à 180 kilomètres au nord de Bangui. Un projet « funeste, anti-patriotique, irresponsable et dangereux », selon elle. Aucun « pouce du territoire national » ne sera cédé, a-t-elle prévenu.

La présidente s’est par ailleurs dite informée des actes destinés à déstabiliser son mandat, accusant à mots couverts, là encore, les anciens rebelles, décrits comme des aventuriers ayant montré leurs limites dans la gestion du pouvoir.

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