Centrafrique: André Nzapayéké demande un plan Marshall pour son pays

Soldats de la Misca en patrouille à Bangui, Centrafrique, le 13 janvier 2014.
© REUTERS/Siegfried Modola

Le 22e sommet de l'Union africaine, qui a été dominé principalement par les crises armées au Soudan du Sud et en Centrafrique, s'est refermé vendredi 31 janvier dans la capitale ethiopienne. Une nouvelle réunion internationale sur la Centrafrique a eu lieu ce samedi matin afin de collecter des fonds pour la force africaine Misca.

Les amis de la Centrafrique se sont engagés par le biais d’assistance logistique pour les uns, financière pour les autres, à soutenir la Misca. 314 millions de dollars ont été promis pour la force dont les besoins, pour les douze prochains mois, sont évalués à 400 millions de dollars.

→ à (re)lire: Ouverture de la conférence des donateurs pour la Misca en Centrafrique

Le Premier ministre de Centrafrique, André Nzapayéké, a exprimé sa reconnaissance car les défis auxquels son pays doit faire face sont gigantesques. « Je dirais même que c’est un véritable plan Marshall qu’il faut pour la République centrafricaine » a lancé le Premier ministre. « C’est pourquoi face aux cris de détresse de toute une population en proie aux exactions cruelles des groupes armés, le chef d’Etat de la transition a estimé utile de solliciter du Conseil de sécurité des Nations unies une intervention plus consistante dans le cadre d’une opération de maintien de la paix, et dès que possible.» Et le chef du gouvernement a profité de l'occasion pour s'adresser aux Centrafricains. « Nous, Centrafricains, aidons-nous ,engageons nous fermement dans le processus d’une paix durable pour mériter le forte volonté qu’exprime ici la communauté internationale à nous aider » a lancé André Nzapayéké.

Les besoins spécifiques de la MISCA 

Après le discours du 1er ministre, le général Jean-Marie Michel Mokoko, le patron de la Misca a déclaré que sa force allait constituer le socle de toutes les futures opérations en Centrafrique, quelles que soient les options privilégiées par les Nations unies à New York. La force, a dit le général, a besoin d’assistance aérienne pour transporter des troupes à travers un territoire étendu et alors que la saison des pluies approche. Elle a aussi besoin d’aide en matière de moyens de télécommunication, de soins médicaux pour ses soldats et enfin le dispositif policier est sous-équipé pour intervenir en situation de vandalisme.

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