Un code de bonne conduite pour des élections apaisées en RDC

Un agent électoral dans les locaux de la Céni, à Lubumbashi, en décembre 2011.
© AFP PHOTO/PHIL MOORE

A l'exception de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui ne reconnaît pas les institutions en place, tous les partis de la majorité et de l’opposition ont souscrit ce samedi à un code de bonne conduite, dans le chapiteau du Palais du Peuple. Au total, 451 partis enregistrés l’ont signé, soit l'équivalent du nombre de tribus du pays.

Hormis l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, qui a décliné l'invitation, nombre des chefs des partis ont apposé chacun leur signature au bas du document proposé par la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Par la bouche de son président, l'abbé Malu Malu, la Céni a promis de son côté d'organiser un scrutin « libre, transparent et démocratique ». Théoriquement, beaucoup de choses devraient désormais changer dans le comportement des politiques congolais. On devrait assister à plus de fair-play et à la fin de l'acharnement contre l'opposition.

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Ouverture à l'opposition des médias publics que l'on dit confisqués par le pouvoir ou encore neutralité sur le terrain des services de sécurité et de la force publique. Tels sont quelques uns des points contenus dans ce texte. La signature de ce code de bonne conduite intervient en effet alors que le calendrier électoral présenté tout récemment par la Céni à l'Assemblée nationale est au centre d'une controverse.

L'inconnue de la candidature Kabila

Aussi, l'opinion attend-elle que Joseph Kabila se prononce sur sa candidature. Et ceux de la majorité qui croient que le président ne va pas briguer un autre mandat sont impatients de connaître le dauphin que le chef de l'état se serait choisi.

Entretemps, des partenaires, parmi ceux qui comptent beaucoup, insistent pour que la présidentielle soit organisée en 2016, et pas après. Ils appellent également au respect de la Constitution.

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