Le Drian en appui de la présidente de la RCA dans l’intérieur du pays

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une de ses précédentes visites à Bangui.
© AFP PHOTO/FRED DUFOUR

Jean-Yves Le Drian est à Bangui ce mercredi alors que le Programme alimentaire mondial vient de lancer un pont aérien entre le Cameroun et la République centrafricaine. C'est la troisième visite du ministre français de la Défense depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre.

Le ministre français de la Défense est arrivé à 7 heures ce mercredi matin. Jean-Yves Le Drian s’est d’abord entretenu avec le général Soriano et les autres responsables de l’opération Sangaris.

Il s’est ensuite rendu dans le quartier de Benz-Vi, dans le 5e arrondissement de Bangui, pour inaugurer un centre d’accueil de nuit pour déplacés, censé héberger des habitants du quartier qui survivent aujourd’hui dans le camp de réfugiés situé près de l’aéroport avec le patron du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) Antonio Guterres, le chef de la Misca, le général Mokoko et des représentants du gouvernement centrafricain.

Amélioration de la situation à Bangui

L’objectif de ce centre d'une capacité de 3 000 places est de désengorger l’aéroport. D'autres devraient voir le jour dans d’autres quartiers de la capitale. Pour le ministre français de la Défense, c’est un signe de l’amélioration de la situation à Bangui :« C’est la troisième fois que je viens à Bangui depuis le début de l’intervention Sangaris, mais c’est la première fois que le général Soriano me laisse sortir de Mpoko », a ironisé Jean-Yves Le Drian, qui a insisté aussi sur la nécessité de régler en même temps les problèmes sécuritaires et humanitaires.

La délégation française a ensuite été reçue par la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza au palais de la Renaissance pour un entretien à huis clos. Après quoi, elle s'est envolée en hélicoptère avec le ministre français pour Mbaïki, dans le sud-ouest du pays. Le Puma s’est posé sur le stade municipal de cette localité à 85 kilomètres de Bangui. Pour la présidente de la transition, c’est une première en dehors de la capitale.

Catherine Samba-Panza veut « aller en guerre » contre les anti-balaka

L'accueil a été chaleureux, tout le village est sorti le long de l’artère principale. Les Français sont arrivés le 29 janvier dernier à Mbaïki. Ils commencent à présent à passer le relais à la Misca, un contingent congolais. Il y a aussi ce mercredi des troupes rwandaises qui assurent la sécurité rapprochée des autorités.

La présidente de la transition s'est exprimée en sango devant la population. Catherine Samba-Panza a rappelé que les milices devaient être désarmées. « Si au début quelques patriotes ont pris les armes face aux ex-Seleka, nous assistons à présent à une prolifération de bandits de grand chemin. Cela n’est pas acceptable », a-t-elle dit, indiquant vouloir « aller en guerre » contre les milices d'autodéfense anti-balaka à l'origine d'exactions envers la communauté musulmane notamment.

La force Sangaris, elle, se déploie à présent dans l’Ouest de la Centrafrique, à l’Ouest d’une ligne Sibut-Kaka Bandoro, alors que la Misca, elle, est présente à l’est.

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