RCA: à Mbaïki, Catherine Samba-Panza plaide pour l’unité du pays

Jean-Yves Le Drian et Catherine Samba-Panza sont «briefés» par des militaires français à Mbaïki.
© FRED DUFOUR / AFP

Catherine Samba-Panza, la nouvelle présidente de Centrafrique, et Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, se sont rendus ensemble à Mbaïki, au sud-ouest de la capitale centrafricaine. Les ex-Seleka ont fui cette partie de la Centrafrique.

Avec notre envoyé spécial,

Jean-Yves Le Drian et Catherine Samba-Panza sont côte à côte, dans le même hélicoptère frappé de la cocarde tricolore. La foule s’est massée autour de la piste en latérite qui traverse la petite ville, où des éléments de l'ex-Seleka patrouillaient encore il y a quelques semaines. « Je suis très heureux d’accompagner Madame Samba-Panza pour son premier déplacement hors Bangui, ce qui est aussi un acte politique important », a déclaré le ministre français de la Défense.

Les gendarmes de Mbaïki ont mis leur tenue toute neuve, mais les Congolais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, la Misca, sont juste à côté avec leurs blindés. Le chef du détachement congolais n’a pas l’air inquiet : « Cela se passe bien sauf que les anti-balaka essaient de blaguer un peu. On est en train de les désarmer en ce moment. Les ex-Seleka ont disparu. On ne les voit plus. Ils ne sont plus ici. Il n’y a qu’une petite communauté musulmane qui reste et qui va décamper. On n’y peut rien, on ne peut pas les retenir. Ils veulent partir. »

Refus de toute partition

Bangui aussi a commencé à se vider des éléments de l'ancienne rébellion. Le colonel Vincent Tassel commande le 8ème RPIMA de Castres en RCA : « Une partie d’entre eux est remontée effectivement vers le nord ou vers l’est. Certains sèment la politique de la terre brûlée, d’autres moins ou alors se sont réfugiés dans l’Est, entre le Tchad et le Soudan. »

Hors de question toutefois pour la présidente de transition d’accepter l’idée d’une partition : « J’ai réaffirmé ma forte volonté de ne pas céder un seul pouce du territoire centrafricain qui a toujours été uni, laïc. »

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Après deux mois passés à Bangui, l'opération Sangaris se déploie à présent encore plus à l’ouest, en province. Un premier détachement français est arrivé ce mercredi à Berbérati.

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