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RCA: les anti-balaka à la croisée des chemins

Une milice anti-balaka, le 25 novembre 2013 dans le village de Mbakate, en RCA.
© REUTERS/Joe Penney

Les onze personnes arrêtées samedi matin 15 février, dans le quartier de Boy-Rab à Bangui ont été transférées hier dimanche à la maison d'arrêt de Bangui. Une opération qui a mis en lumière un peu plus les divisions au sein des anti-balaka.

Parmi les personnes arrêtées par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et la force française Sangaris figurent quatre responsables des anti-balaka, et notamment le lieutenant Konaté et le lieutenant Ganagi Hervé. Mais d'autres ont échappé au coup de filet, comme Patrice-Edouard Ngaissona, qui nie tout ce qu'on lui reproche.

« Je ne suis pas mercenaire et je suis un partisan de la paix, affirme ce dernier. Je ne suis pas là pour faire du mal à un Centrafricain. Je ne suis pas partisan des violences. Quel est ce complot contre ma personne ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce qui prouve que moi j’ai alimenté [les violences] ? En achetant des machettes ? qu’on me donne les preuves ! Des armes ? Qu’on me donne les preuves ! »

« Le peuple a besoin de paix »

Patrice-Edouard Ngaissona s'interroge, mais d'autres au sein des anti-balaka se félicitent qu'il soit recherché et se désolidarise donc de lui. C'est le cas du capitaine Kamizoulaye qui approuve l'opération menée samedi : « Le peuple a besoin de la paix, donc l’opération qui s’est passée est bonne. Il fallait la faire pour que ceux qui ne veulent pas déposer les armes, qui poussent les combattants à continuer à piller, soient désarmés de force. Et c’est normal. »

Ce militaire explique que la rupture est consommée entre les deux tendances et que le dialogue est devenu impossible. Une scission confirmée officiellement hier par Joachim Kokaté, un des responsables politiques de la mouvance, lors d'une réunion avec le Premier ministre de transition dans un hôtel de Bangui.

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