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RDC

RDC: l’opposant Kamerhe arrivé à Goma

Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle du 28 novembre 2011, lors d'une conférence de presse.
© RFI/Bruno Minas

Vital Kamerhe, candidat malheureux à la présidentielle de 2011 et chef d’un des principaux partis d’opposition en République démocratique du Congo (RDC) est finalement arrivé, ce mardi 18 février, à Goma. Le Chef de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) avait été empêché début février, à deux reprises, par les autorités congolaises de quitter Kinshasa. Il démarre, ce mardi, une tournée de plusieurs jours dans l’est du pays. Avec d’autres opposants ainsi que des acteurs de la société civile il va mener « une caravane de la paix » qui a tout l’air d’un premier rendez-vous de campagne électorale.

Routes bloquées, des centaines de personnes postées le long de l’avenue, Vital Kamerhe parcourt Goma à pied, exactement comme Joseph Kabila en décembre. Mais en chemise blanche et rouge, aux couleurs de son parti, l’ex-proche du président congolais se positionne aujourd’hui comme son plus farouche opposant.

« Il n’y a pas de concurrence à faire au président Kabila, parce qu’il avait dit lui-même qu’il fallait respecter la Constitution. Il n’est pas candidat aux élections de 2016. Son mandat prend fin le 19 décembre 2016 », a déclaré Vital Kamerhe.

Le ton est donc donné. Un peu plus loin sur un grand terrain de foot, des milliers de personnes attendent l’opposant déjà en campagne. Les sympathisants sont au rendez-vous, comme Stéphanie, 26 ans : « Ça fait maintenant plus de cinquante ans que nous avons obtenu notre indépendance et c’est toujours la cata. Et pour moi, lui, il me donne vraiment envie de croire encore que le Congo peut changer et ça peut aussi évoluer ».

Vital Kamerhe tient alors un meeting pendant deux heures pour remercier l’armée de sa victoire contre le M23, appeler les rebelles à désarmer, mais aussi fustiger l’absence d’électricité dans le pays. Autant de sujets qui font écho.

« Parce que nous en avons assez ! Ils n’ont absolument rien fait jusqu’à présent. Moi, j’ai six enfants, je suis en train de me débrouiller par-ci par-là, pour chercher comment faire étudier mes enfants », explique Blaise, 30 ans, venu de Rutshuru.

La caravane est lancée. Prochaine étape : Béni, ce mercredi.

La population a besoin de consolider la paix. Elle a besoin d’un leadership éclairé, rassembleur, visionnaire qui doit redorer l’image du Congo, un grand pays au cœur de l’Afrique.

Vital Kamerhe
18-02-2014 - Par Léa-Lisa Westerhoff

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