Le deuxième agent du paludisme présent chez les gorilles en Afrique

Fin 2008, le parc national des Virunga, en RDC, était le refuge de 200 des 700 derniers gorilles des montagnes encore en vie.
© (Photo : AFP)

Une étude de l’Institut de recherche pour le développement, l’IRD, vient de révéler que le deuxième agent du paludisme, le Plasmodium vivax, le plus répandu notamment en Asie et en Amérique latine, a été découvert chez les grands singes d’Afrique centrale. 

Le Plasmodium falciparum - le plus mortel - est connu en Afrique, le Plasmodium vivax l’est beaucoup moins. Ce deuxième agent du paludisme en terme de virulence, qui affecte annuellement plus de 18 millions de personnes, épargne les populations africaines.

Le passage du parasite du singe à l’homme remonte à quelque 30 000 années et les chercheurs supposent que les Africains doivent leur immunité à une mutation génétique naturelle.

C’est ainsi qu’en Afrique, où les populations sont donc devenues naturellement résistantes, des cas ponctuels ont été constatés sur des individus de type caucasien ou asiatique de passage sur le continent.

Au début du siècle, le Plasmodium vivax était très présent en France

Aujourd’hui, la prévalence de ce parasite est très forte en Asie et en Amérique latine. Quelques décennies plus tôt, il circulait également au Maghreb, et en France, notamment en Corse, en Camargue et encore plus au Nord. Une propagation stoppée par les programmes d’éradication de l’époque.

Après la constatation de sa présence sur les petits singes et les gorilles en Asie, ainsi que celle du premier agent du paludisme -  le Plasmodium falciparum - retrouvé chez les petits singes en Afrique, cette découverte du parasite sur les grands singes de la région du bassin du Congo, de l’Afrique Centrale, sans effet sur la population a donc troublé les chercheurs.

Le métissage, un risque potentiel de l’émergence du parasite en Afrique ?

Pour les chercheurs, c’est un des points clefs de l’immunité des Africains. Cette mutation génétique leur permettant cette protection peut alors évoluer par les simples règles de l’hérédité. Le métissage pourrait réveiller une molécule génétique, une protéine, qui empêche encore aujourd’hui le parasite Plasmodium vivax de pénétrer les cellules sanguines d’un individu et en l’occurrence l’homme africain.

A consulter :Institut de recherche pour le développement

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