Les tweets d'Helen Zille créent la polémique en Afrique du Sud

Helen Zille, leader du principal parti d'opposition en Afrique du Sud, l'Alliance démocratique (DA).
© REUTERS/Mike Hutchings

Helen Zille, patronne depuis sept ans de l’Alliance démocratique – premier parti d’opposition en Afrique du Sud – est de plus en plus critiquée au sein de son propre camp. Ces récents dérapages sur Twitter à l’encontre d’une journaliste affaiblissent aujourd’hui son parti et inquiètent ses membres.

C’est un dérapage incontrôlé qui risque de laisser des traces. Le 23 février dernier, Helen Zille, chef de file de l’Alliance démocratique, a posté une série de messages très agressifs sur le réseau social Twitter. Pendant plus d’une heure, elle s’en est prise à la journaliste Carien Duplessis, connue pour être l’une des plumes de l’hebdomadaire City Press.

Dans ses tweets, Helen Zille a d’abord reproché à la reporter de « tordre la réalité », de publier des articles biaisés et inexacts sur l’Alliance démocratique. Puis le ton est monté. Jusqu’au dérapage. Dans un message, Helen Zille écrit ainsi : « Carien Duplessis m’a dit qu’elle votait pour les Combattants de la liberté économique [le parti de Julius Malema, ndrl]. Cela transparaît quand on lit ses articles. »

Mais ce qui ne passe vraiment pas en Afrique du Sud, ce sont les attaques personnelles dans lesquelles Helen Zille mentionne la couleur de peau de la journaliste. « Carien Duplessis a tellement peur d’être critiqué parce qu’elle est blanche qu’elle préfère s’agenouiller pour prouver qu’elle est politiquement correcte. » Le tweet coupable a eu beau être effacé depuis, ces quelques mots ont provoqué une vive polémique en Afrique du Sud. Ils risquent de coûter des votes à l’Alliance démocratique.