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Nigeria

Nouveaux attentats meurtriers dans l'Etat de Borno

Des policiers nigérians, à Maiduguri, dans l'Etat de Borno, au Nigeria, lors d'une opération contre Boko Haram en juin 2013.
© AFP PHOTO / Quentin Leboucher

Ce week-end a été particulièrement sanglant au Nigeria. Deux attaques attribuées à la secte islamiste Boko Haram ont fait au moins cent quinze morts dans l'Etat de Borno. Lundi dernier des membres présumés de Boko HAram ont massacré quarante-trois personnes dans le dortoir d'un lycée.

Malgré une offensive sans précédent des forces conjointes de l'armée et de la police lancée en mai et l'état d'urgence dans plusieurs Etats du nord-est du pays, la secte islamiste continue de faire couler le sang. Samedi 1er mars, deux attentats particulièrement violents ont ainsi eu lieu à Maidiguri et à Mainok, dans l'Etat de Borno. La plupart des victimes sont civiles.

Le premier attentat s'est produit dans un quartier peuplé de Maiduguri, samedi 1er mars dans la soirée. Deux bombes, cachées dans de vieilles camionnettes, ont indiqué des habitants, ont explosé à quelques minutes d'intervalles, afin de faire le maximum de victimes, selon Giedeon Gibril, porte-parole de la police dans l'Etat de Borno.

« Une première bombe a explosé, des gens ont accouru pour secourir les victimes, et quelques minutes plus tard, une deuxième bombe a explosé au même endroit, on a évacué les corps de 34 personnes dans un premier temps, et plus tard on a évacué 35 autres cadavres, et les explosions ont fait de nombreux blessés. »

Tirs aveugles

La deuxième attaque s'est déroulée un peu plus tard dans la soirée à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Maiduguri lorsque des dizaines d'assaillants ont fait irruption dans la localité de Mainok. Armés de lance-grenades RPG et de mitraillettes ils ont tiré aveuglement sur des habitants et des habitations, le village est entièrement brûlé. 39 personnes ont péri dans l'attaque selon le décompte des habitants.

Cette nouvelle vague d'attentats a de nouveau mis en lumière l'incapacité des forces de sécurité nigérianes à mettre hors d'état de nuire les combattants de Boko Haram. Les autorités annoncent régulièrement des arrestations de membres de la secte, mais les opérations sont sans cesse plus spectaculaires.

Lundi dernier 24 février, des membres présumés de Boko Haram ont massacré 43 personnes dans le dortoir d'un lycée. La stratégie du président Goodluck Jonathan est critiquée de toute part y compris au sein de sa propre formation politique.

 → A RELIRE : Recrudescence d’attaques imputées à Boko Haram

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