Afrique du Sud: la résidence du général rwandais Kayumba Nyamwasa attaquée

Le général rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud, le 21 juin 2012.
© Reuters/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, la résidence du général Kayumba Nyamwasa a été attaquée mardi matin par des hommes armés. L'ancien chef d'état-major du Rwanda, aujourd'hui réfugié en Afrique du Sud, et sa famille sont sains et saufs. Il y a deux mois, l'un des proches de Kayumba Nyamwasa, l'ancien chef des renseignements extérieurs du Rwanda, Patrick Karegeya, avait été retrouvé assassiné dans un hôtel de Johannesburg. Kayumba Nyamwasa avait, lui, déjà été victime d'une tentative d'assassinat en juin 2010.

Ce qui s'est passé c'est que la maison du général a été attaquée. Le général n'était pas là. Lui et sa famille sont en sécurité. Mais on n'a pas beaucoup plus d'information pour le moment. C'est difficile de spéculer. On ne sait pas s'il y a eu des arrestations ou non. Parce que ça s'est passé il y a quelques heures à peine. Quand on aura plus d'informations, on vous les communiquera. Mais il a déjà été visé plusieurs par le passé. Et vous savez probablement que son collègue, le défunt Patrick Karegeya, a été assassiné en Afrique du Sud. Mais c'est vrai que c'est une situation qui se répète. Les membres de l'opposition sont attaqués, visés.
Jean-Paul Turayishimiye
05-03-2014 - Par Sonia Rolley

Le général Kayumba Nyamwasa n'était pas joignable le mardi 4 mars au soir. La police sud-africaine enquête sur cette attaque. Le général Kayumba Nyamwasa est depuis 2010 sous protection des services de sécurité sud-africains qui ont été obligés de résister face aux assaillants, comme l'explique le porte-parole de l'unité d'élite de la police sud-africaine, les Hawks :

Nous avons été obligés de résister face à cette attaque contre la résidence du général Nyamwasa dont on ne comprend pas très bien la nature. On ne sait pas encore combien il y avait d'assaillants, mais personne n'a été blessé. Je peux vous confirmer que Kayumba Nyamwasa est en sécurité, il est sous la protection étroite de la police. Sa vie n'est pas en danger au moment où je vous parle. L'enquête est en cours, personne n'a été arrêté. On essaie de reconstituer les faits à l'heure actuelle. Nous sommes toujours en train de passer la scène de crime au peigne fin.
Paul Ramaloko
05-03-2014 - Par Sonia Rolley