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RCA: Bangui livrée aux bandes rivales

Milicien anti-balaka en Centrafrique.
© REUTERS/Camille Lepage

En Centrafrique, alors que les « ennemis » proclamés des anti-balaka, les musulmans, ont quasiment déserté Bangui, certains de ces miliciens révèlent leur vraie nature de pillards et de bandits. Un règlement de compte s'est terminé en fusillade dans la nuit de samedi à dimanche faisant 4 morts. Un incident qui révèle à quel point l’insécurité s'est durablement installée à Bangui.

Il faut nettoyer la ville de ses bandes armées, voilà le mot d'ordre des autorités et notamment du tout nouveau ministre Conseiller à la primature, Joachim Kokaté, ex-coordonateur des mouvements anti-balaka. Joachim Kokaté qui connaît bien les différents groupes composant la galaxie anti-balaka ne conteste pas que certaines bandes criminelles s'y sont glissées.

Désormais, dit-il, il faut faire le ménage : « Parmi les anti-balaka, il y a des hommes qui, aujourd’hui, se sont convertis aux anti-balaka pour semer un climat de désolation dans la ville de Bangui. Et au niveau de l’Etat, nous allons les traquer et ils répondront, purement et simplement, de leurs actes ».

Pour l'instant ni la Misca ni la force Sangaris n'ont dissuadé les bandes de pillards. Les opérations de désarmement des anti-balaka n'ont pas encore produit de résultats. Et les forces de police et de gendarmerie centrafricaines disposent de moyens trop faibles pour changer radicalement la situation.

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