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Centrafrique

Centrafrique: à Boda, les candidats au départ vont devoir patienter

Des déplacés musulmans fuyant les anti-balakas attendent à l'aéroport de Bangui d'être envoyés au Tchad.
© AFP PHOTO/ ISSOUF SANOGO

Une mission humanitaire est attendue à Boda, où 11 000 musulmans vivent dans des conditions difficiles, protégés des milices anti-balaka par 80 soldats français et un contingent de la Misca. Une partie de ces musulmans souhaite quitter la ville pour rejoindre Bangui avant d'émigrer, mais l'opération s'annonce difficile.La situation en Centrafrique fait l’objet du Décryptage de ce mercredi sur RFI avec en invités Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH et Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale à l’International Crisis Group. Une émission présentée par Nathalie Amar ce soir à 18h10 TU vers Paris et le monde et à 19h10 TU vers l'Afrique.

Faut-il évacuer les musulmans de Boda ? Telle est la question que se posent les humanitaires qui doivent arriver ce mercredi 12 mars dans cette ville située à 150 km à l’ouest de Bangui pour trouver des solutions. Depuis plusieurs jours, une partie des 11 000 musulmans qui survivent à Boda espèrent être convoyés jusque-là capitale centrafricaine pour ensuite migrer vers d'autres cieux, et notamment le Tchad ou le Cameroun.

Mais l'Organisation internationale des migrations ne cache pas son scepticisme face à une telle opération. D’abord, l’organisation manque de moyens financiers et ne peut pas envoyer à l'étranger des milliers de Centrafricains. L'opération de relocalisation se révèle par ailleurs complexe et dangereuse sur le plan sécuritaire, sachant qu'à Bangui le camp de transit situé dans l'ancienne base aérienne est en passe d'être fermé par l'OIM. Enfin, la solution pour ces milliers de personnes passe-t-elle vraiment par l'exil, s'interrogent les humanitaires.

D'après l'OIM, d'autres pistes sont à explorer, et notamment une relance du dialogue interreligieux. Car tous les musulmans de Boda ne souhaitent pas s'exiler hors des frontières. Pour mieux évaluer la situation, l'OIM a donc décidé d’envoyer un représentant dans la mission humanitaire qui arrive ce mercredi à Boda. « On y verra plus clair dans quelques jours », résume un responsable de l'organisation.

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