Procès Simbikangwa: l’heure est au réquisitoire

La salle d'audience de la cour d'assises au Palais de Justice de Paris, où est jugé Pascal Simbikangwa depuis le 4 février 2014.
© REUTERS/Charles Platiau

Le procès de Pascal Simbikangwa pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l’humanité est entré dans sa dernière semaine. C’était ce mardi la dernière plaidoirie des parties civiles. Le procureur, qui prononce son réquisitoire ce mercredi, veut que l’accusé soit condamné comme auteur.

L’avocat général Bruno Sturlese entend tracer un sillon, faire de ce réquisitoire une référence, un outil utile aux magistrats amenés à juger les présumés génocidaires rwandais détenus en France. Pour bâtir un réquisitoire solide, l’accusation va s’articuler autour de deux questions-clés : qui est Pascal Simbikangwa et qu’a-t-il fait ?

Les parties civiles, qui ont plaidé deux jours durant, ont amplement facilité la tâche du procureur. Pascal Simbikangwa n’est pas n’importe qui, ont-elles rappelé ; c’est un ancien militaire d’élite de la garde présidentielle, un homme qui a largement contribué à développer les médias du génocide. Lors des massacres, il a donné des ordres sur les barrières, il a distribué des armes, ont martelé les parties civiles.

Pour l’accusation, ces éléments sont de nature à requalifier les poursuites. Le procureur Sturlese veut que l’accusé soit condamné comme auteur, et non comme complice de crimes de génocide. Une démarche certes symbolique puisque les peines sont les mêmes, mais essentielle puisque Pascal Simbikangwa a fait tuer, a toujours soutenu le ministère public qui affirme aujourd’hui « avoir la rage de convaincre ».

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