Republier
Centrafrique

Centrafrique: une photo satellite montre les destructions à Bangui

Des habitants du quartier PK13, à Bangui, entassent leurs biens sur un camion avant de fuir la ville, le mercredi 22 janvier.
© REUTERS/Siegfried Modola

Les Nations unies viennent de publier une photo satellite de la capitale centrafricaine, Bangui, qui tente d'évaluer l'ampleur des destructions au cours des derniers mois. En comparant deux clichés, pris à la mi-novembre et fin février, cette image permet de dénombrer 1 872 structures ou bâtiment détruits et certains arrondissements ont été plus meurtris que d'autres.

Pour chaque structure détruite, un marqueur rouge. L'image satellite qui vient d'être publiée par les Nations unies montre une capitale criblée de destructions. Mais les bâtiments mis à terre se concentrent surtout en deux endroits. Le Ve arrondissement, autour de l'avenue du Lieutenant-Koudoukou et le quartier de Kokoro, dans le IIIe arrondissement. Ces deux zones totalisent à elles seules près de la moitié des destructions.

Une vue de Bangui par satellite montrant l'ampleur des destructions entre le 16 novembre 2013 et le 26 février 2014. © UNOSAT

« J'ai essayé de faire des meetings de sensibilisation avec les populations du Ve arrondissement », se lamente un élu local, « mais quand les anti-balaka sont entrés dans le quartier, il y a eu un vrai déchaînement de violence. Les anti-balaka ouvraient la route, ils chassaient les musulmans. Derrière eux, les pillards se servaient », explique-t-il.

Un Banguissois se révolte contre cette mise à sac sous couvert de crise politique. « Tout cela a été le fait de jeunes qui écumaient les quartiers et qui attaquaient les maisons simplement pour se faire de l'argent », dit-il.

Différents témoins disent qu'on n'a pas seulement assisté au pillage des habitations mais également parfois à un véritable démantèlement des bâtiments.

« Les pillards prennent tout »,dit l'une de ces sources.« Et quand il n'y a plus rien à prendre, ils se rabattent sur les tôles ou les parpaings pour aller les vendre », affirment des témoins.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.