Nigeria: le groupe islamiste Boko Haram s'en prend aux militaires

Des policiers nigérians, à Maiduguri, dans l'Etat de Borno, au Nigeria, lors d'une opération contre Boko Haram en juin 2013.
© AFP PHOTO / Quentin Leboucher

Le Nigeria connaît une nouvelle flambée de violences avec l'attaque menée par les islamistes vendredi contre des casernes militaires dans le nord-est du pays. L'organisation islamiste a perpétré 40 attaques depuis le début de l'année, faisant 700 morts. Le bilan de leur dernière attaque n'est pas encore connu.

Les violences se sont déroulées, vendredi matin, au coeur de Maïduguri. De présumés membres de la secte islamiste Boko Haram ont d’abord attaqué le quartier résidentiel de Fauri avant de s’en prendre à la caserne de Giwa. Selon des témoignages des résidents, les coups de feu ont débuté vers 7h locales.

Les assaillants auraient lancé des explosifs, mettant le feu à plusieurs bâtiments. Ils auraient ensuite eu accès à l’enceinte de la caserne. On ignore, pour le moment, quel est le bilan de cette nouvelle attaque, mais un témoin a déclaré au service haoussa de RFI que des habitants ont arrêté et brûlé vifs sept insurgés. Le porte-parole des armées, le général Chris Olukolade a, de son côté, indiqué que les assaillants ont « libéré des dizaines de membres » dans le but de grossir leur maigre stock de combattants.

Ce vendredi, l’organisation de défense de droits de l’homme, Human Rights Watch a estimé que Boko Haram a mené 40 attaques depuis le début de l’année, faisant déjà quelques 700 morts. Ce nouveau raid remet un peu plus en question l’efficacité de l’offensive d’envergure lancée en mai 2013 par l’armée nigériane pour mettre un terme à l’insurrection islamiste. Le professeur Khalifa Dikwa, politologue à l'université de Maiduguri, revient sur cette situation et dénonce le peu de moyens des forces de sécurité.

Les soldats ne sont pas bien équipés. Ils ont des problèmes et ne peuvent pas du tout faire face aux membres de Boko Haram quand ils attaquent.
Professeur Khalifa Dikwa
15-03-2014 - Par Nicolas Champeaux

 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.