Election en RDC: Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

Le président congolais Joseph Kabila.
© REUTERS/James Akena

Le président Kabila quittera-t-il le pouvoir en 2016 à la fin de son deuxième mandat ? La question est au centre des débats dans le pays, y compris au sein de la majorité. Alors que les instances dirigeantes de la majorité présidentielle ont rendez-vous mercredi prochain pour un atelier de travail, plusieurs de ces faucons viennent de proposer une contribution qui esquisse les voies et moyens de contourner l'article 220 de la Constitution sur la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une exclusivité RFI.

Les réformes constitutionnelles épargneraient l’article 220 qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels. En effet les « durs » de la majorité proposent la modification du mode de scrutin pour la présidentielle. Le président de la République devrait désormais être élu par le Parlement selon le modèle sud-africain ou angolais. Un poste de vice-président serait créé. Le mandat passerait de cinq à sept ans, et la présidentielle, elle-même avancée, aurait lieu en 2015, c’est-à-dire une année avant la fin du mandat actuel et le président en fonction devrait être candidat.

Référendum

Son élection annulerait tous les autres mandats précédents, du déjà-vu dans d’autres pays comme le Burkina Faso, il y a quelques années. C’est pourquoi certains y voient une volonté de la majorité de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. Mais tout ceci, comme pour la loi sur la double nationalité, serait, bien sûr, soumis à un référendum.

La majorité divisée

Mais tout le monde, au sein de la majorité n’est pas d’accord avec ce projet qui est proposé à la réflexion des instances du regroupement. Dans la majorité, il y a aussi des personnes qui pensent que le président Kabila devrait respecter la Constitution dans sa forme actuelle et passer la main pour sauver la démocratie et garantir la paix.