Le lancement de l'opération européenne en Centrafrique reporté

L'Eufor-RCA doit épauler les forces Sangaris et de la Misca. Ici, un soldat de Sangaris dans les rues de Bangui, le 18 janvier 2014.
© REUTERS/Siegfried Modola

L'Union européenne espérait pouvoir lancer officiellement l'Eufor-RCA ce lundi 17 mars. Mais les Vingt-huit ont traîné les pieds pour fournir les moyens humains et matériels nécessaires et le lancement de l'opération a donc dû être reporté. Des proches du dossier disent leur espoir de voir une nouvelle « conférence de génération de force » être organisée rapidement.

Le Conseil des ministres européens de ce lundi 17 mars a adopté deux pages de conclusions sur la Centrafrique. Mais on n'y trouve rien de neuf sur l'Eufor-RCA, cette force de quelques centaines d’hommes censée appuyer Sangaris et la Misca sur le terrain. Le Conseil souligne simplement « la nécessité d'une accélération des travaux relatifs à la préparation de l'opération » et souhaite le « lancement rapide » de cette force, « conformément aux engagements de l'Union européenne ».

Ces derniers jours, la chef de la diplomatie Catherine Ashton, puis les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense ont cherché à provoquer un sursaut des pays membres en les interpelant par écrit. « Ce n'est pas dans une réunion de ce genre qu'on pouvait s'attendre à de nouvelles promesses », explique une source diplomatique. « Mais le message politique, poursuit cette source, a été passé. La question sera de voir si cela va servir ou pas ». Sous-entendu : les pays membres de l'UE vont-ils enfin décider de s'investir dans un contexte où tous les regards sont tournés vers l'Ukraine ?

La crise ukrainienne a déjà, semble-t-il, provoqué le revirement de certains gouvernements. Selon une source militaire européenne, les Tchèques, les Suédois et les Polonais avaient fait des propositions, avant de revenir sur leur décision. « La situation n'est pas bloquée, indique cette même source, mais elle est très préoccupante. Il faut qu'on soit sorti de là dans huit jours ».

Selon nos informations, deux compagnies et demie – soit 350 hommes environ – sont d'ores et déjà prêtes à partir. Il manque encore une centaine d'hommes pour pouvoir lancer l'opération. Il manque surtout un certain nombre de compétences précises : des unités capables de monter une structure logistique, de faire de la manutention ou de déployer une antenne santé.

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