Afrique du Sud: silence du gouvernement après le rapport sur Nkandla

Une vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à Nkandla.
© REUTERS/Rogan Ward/Files

En Afrique du Sud, une semaine après le scandale des travaux dans la résidence privée du président Jacob Zuma à Nkandla, l’affaire se tasse. Un rapport avait révélé que plus de 16 millions d’euros avaient été dépensés pour améliorer la sécurité de la résidence du chef de l’Etat alors que certains travaux étaient d’ordre personnels. Un rapport que le gouvernement a refusé de commenter.

Une semaine après la publication du rapport sur la résidence privée du président, c’est le silence en Afrique du Sud. Va-t-il y avoir des sanctions contre les auteurs des dépenses excessives ? Des têtes vont-elles tomber ? Ce n’est pas certain et en tout cas, le gouvernement n’a toujours pas communiqué sur le sujet.

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Côté ANC, le parti au pouvoir a juste indiqué qu’il n’ignorerait pas ce rapport sans pour autant indiquer quelle action il comptait prendre. Seul, l’ancien président de la République, Thabo Mbeki a pour l’instant émis des critiques. De façon plutôt discrète sans nommer Jacob Zuma : « Beaucoup de gens dans notre société ont oublié ou ne veulent pas se rappeler ce que nous a coûté notre liberté. Ils abusent de ce cadeau pour exploiter cette liberté précieuse et faire des choses pour eux même, avec pour seul but leur enrichissement personnel ».

A six semaines des élections, le gouvernement et les cadres de l’ANC semblent essayer de minimiser l’affaire et de gagner du temps. Selon certains analystes, le gouvernement s’apprêterait même à contester certains points du rapport auprès d’une cour de justice.