Ebola: l'inquiétude grandit en Afrique de l'Ouest

Médecins Sans Frontières déchargent des fournitures médicales d'urgence pour faire face à une épidémie d'Ebola à Conakry, en Guinée, le 23 Mars 2014.
© REUTERS/Saliou Samb

Des cas suspects pouvant être des cas de fièvre Ebola ont été repérés au Liberia, selon les autorités locales. En Guinée, une épidémie de cette fièvre mortelle a été déclarée. Quatre-vingt-sept cas suspects de fièvre hémorragique virale ont été signalés, dont soixante-et-un décès. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précisait que seuls treize cas ont été à ce jour formellement confirmés comme étant Ebola ; des cas aussi confirmés par des laboratoires.

Après la Guinée frappée par des cas de fièvre hémorragique, dont celle provoquée par le virus Ebola, c'est au tour du Liberia d'être touché a priori par l'épidémie. Six cas suspects d'Ebola ont été détectés lundi au Liberia , dont cinq mortels. L'OMS tire la sonnette d'alarme mais reste prudente. Il faut bien faire la distinction entre les cas « confirmés » et les cas « suspects » pour éviter toute panique et bien adapter la réponse sanitaire à la situation.

Pour Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, l'existence de l'épidémie est certaine puisqu'elle a été confirmée par un laboratoire : « On parle de cas suspects tant que ce n’est pas confirmé car il y a des maladies qui peuvent avoir comme résultat les mêmes symptômes ».Il faut donc faire attention aux mauvaises interprétations, insiste Tarik Jasarevic . «Ce qui est important au-delà des chiffres, c’est de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour contenir cette épidémie et pour qu’il n’y ait justement pas une transmission au-delà des frontières ou au-delà de la région qui a été affectée à en premier lieu ». L'OMS confirme qu'elle  travaille activement avec les autorités de la région, et notamment en Guinée, pour apporter son soutien aux autorités qui ne savent pas nécessairement comment s’y prendre. C'est en effet la première fois qu’il y a une épidémie d'Ebola en Guinée.

Pas de traitement mais un isolement des malades

Il n'existe pas de traitement pour cette fièvre très contagieuse. Les seules moyens d'action sont la prévention de la propagation, et c'est ce à quoi s'attellent les autorités guinéennes. Pour tenter d'éviter la propagation de la maladie, il est nécessaire de mettre en place des mesures et des protocoles précis, explique le porte-parole de l'OMS : « Il s’agit notamment d’établir les endroits d’isolement pour les cas confirmés, d’apporter des soins à ces cas-là. Il s’agit de trouver les contacts des personnes qui ont approché les cas confirmés, car la fièvre hémorragique d’Ebola est très contagieuse. Elle se transmet assez rapidement. Il faut qu’on suive ces cas pour voir s’ils développent des symptômes. Il faut aussi qu’il y ait des capacités de laboratoire pour confirmer les cas ». 

Enfin, pour l'OMS, les personnels de santé doivent absolument être protégés : « Il faut aussi que les médecins et les infirmiers, tous ceux qui reçoivent les malades, qu’ils sachent comment s’y prendre pour ne pas être victimes eux-mêmes. Ce sont les travailleurs de santé locaux qui sont en première ligne de front pour contenir l’épidémie ».

Les cas suspects à Conakry ne sont des cas de fièvres Ebola

Concernant la capitale de la Guinée dont on avait annoncé qu'elle était elle-même touchée par l'épidémie de fièvre Ebola, il semble que les 3 cas de fièvre hémorragique qui ont fait deux morts à Conakry ne soient pas reliés au virus Ebola. Les premiers résultats d'analyses effectués à l'Institut Pasteur de Dakar contredisent en effet les informations de l'Unicef données dimanche. La nature de cette fièvre « reste à déterminer », selon le Dr Sakoba Keïta du ministère guinéen de la Santé contacté par l'AFP. Le ministère de la Santé a d'ailleurs demander aux populations de garder leur calme car la maladie reste pour le moment « circonscrite ».

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