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Algérie: appel après la relaxe d’un caricaturiste

media Le caricaturiste algérien Djamel Ghanem risque un nouveau procès suite à l’appel du parquet après sa relaxe. Getty Images/Oxford

En Algérie, le caricaturiste Djamel Ghanem n'en a pas fini avec la justice de son pays. La partie civile et le parquet d'Oran ont fait appel de sa relaxe prononcée le 11 mars 2014. Une décision qu’il ne comprend pas. Il a quitté son pays pour rejoindre la France où il a fait une demande d'asile.

Djamel Ghanem était poursuivi par son propre employeur pour « outrage au président de la République ». En cause un dessin jamais publié où il ironise sur l'état de santé fragile du président Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un quatrième mandat. Suite à son procès, il avait été donc relaxé en première instance.

« Je suis très surpris et très choqué, très déçu. Je n’ai fait qu’un simple dessin sur la maladie du président. Je croyais que j’utilisais mon devoir constitutionnel à la liberté d’expression et le droit des lecteurs à l’information. Je ne m’attendais pas à ça », confie le caricaturiste.

Il est désormais officiellement réfugié en France et il ne souhaite plus retourner en Algérie, où il n’a aucun doute sur sa prochaine condamnation : « C’est une preuve, c’est une autre preuve, c’est une énième preuve que notre justice est injuste. D’ailleurs, je vais profiter pour demander officiellement la protection de la France. Je ne peux pas retourner en Algérie. Je sais qu’ils vont faire de moi un exemple. Je sais que je serai condamné. »

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