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RDC

RDC: la colère des populations des zones contrôlées par les FDLR

Photo d'une jeune femme avec son bébé, devant sa maison où elle a été violée par trois rebelles hutus, des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
© AFP/ MARC HOFFER

Les Nations unies ont annoncé, il y a près de trois semaines, le début des opérations contre les FDLR, dans le sud du Lubero. Dans cette région, la population se plaint des attaques subies par ce groupe de rebelles hutus rwandais et de la lenteur des opérations.

Des enfants jouent dans la poussière. Quelques femmes reviennent des champs, de lourds fagots de bois sur le dos. Dans le village de Mubenga, à quelques kilomètres de Luofu, tout semble calme. Depuis que l’armée congolaise s’est déployée à 20 km de là, les attaques ont baissé mais la sécurité reste précaire, comme l’explique Kabuo, un habitant : « Ici ça va, mais à Kataro, le village à côté, les gens se font piller. Alors bien sûr, on a peur, ils pourraient venir ici. »

« Ils », ce sont les FDLR, cette rébellion rwandaise qui, depuis 20 ans, survit dans la brousse, en partie grâce au racket et au pillage de la population congolaise. Kanyere l’a vécu dans sa chair : « Ces 15 dernières années, j’ai dû fuir cinq fois ma maison. On va ici, on dort dehors dans la brousse sans maison, sans rien. »

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Il y a deux semaines, une opération de l’armée a officiellement débuté pour traquer les FDLR. Mais les résultats se font attendre, pour ce chef de village : « Il y a eu cette promesse qu’après la guerre contre le M23, on s’attaquerait aux FDLR, mais en réalité nous ne savons pas ce qu'il se passe. Les rebelles sont toujours là. C'est quand ils partiront que nous aurons une paix durable. »

Les FDLR, de leur côté, se disent victimes, persona non grata au Rwanda et éternels réfugiés au Congo.

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