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RDC

RDC: l’offensive contre les FDLR au point mort

Des combattants des FDLR à Lushebere, dans l'est de la RDC, en novembre 2008.
© AFP PHOTO/ Tony KARUMBA

Alors que le mandat de la mission de l’ONU en RDC vient d’être renouvelé pour un an, l’offensive contre la rébellion hutu rwandaise des FDLR patine. Il y a huit mois, le mandat de la Monusco avait pourtant été renforcé pour permettre à l’ONU d’éliminer les nombreux groupes rebelles toujours actifs dans l’est du pays.

Il y a trois semaines, l’offensive contre les FDLR annoncée depuis plusieurs mois n’a duré que quelques heures. L’armée congolaise a repris la position de Tongo à une soixantaine de kilomètres au nord de Goma et depuis plus rien. La brigade d’intervention de l’ONU et l’armée congolaise sont bien déployées dans les zones contrôlées par les FDLR, mais aucune nouvelle attaque contre ces rebelles n’a été menée.

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Officiellement, la Monusco avance la complexité de la situation. Les rebelles hutus sont depuis plus de 20 ans au Congo, ils vivent au milieu de la population civile, dans la forêt, rendant toute attaque particulièrement compliquée. De nombreuses sources évoquent également de possibles échanges d’informations entre l’armée congolaise et les FDLR. Dans le passé, ces rebelles ont à plusieurs reprises prêté main-forte à l’armée congolaise contre d’autres groupes armés. Ce qui pourrait expliquer ce « renvoi d’ascenseur ».

Quoi qu’il en soit, à quelques jours des célébrations du 20e anniversaire du génocide et alors que le Rwanda réclame depuis plusieurs mois que ce groupe qui menace son pouvoir soit neutralisé, ce semi-échec fait tâche. Il fait aussi - pour la première fois - planer le doute sur la capacité de la brigade d’intervention à remplir sa mission. Cette force de 3 000 hommes a pourtant désormais un mandat renforcé l’autorisant à attaquer les groupes armés en RDC, sans même l’appui de l’armée congolaise.

■ Document exclusif RFI : Au coeur de la rébellion FDLR

La tête renversée, leurs pieds battant la mesure, une dizaine de femmes dansent en signe de bienvenue. Parodie de fête, en vrai le message est politique : «Kagame, nous rentrerons si tu veux bien négocier», chantent ces femmes en kinyarwanda.

Reportage avec les FDLR
01-04-2014 - Par Léa-Lisa Westerhoff
150 réfugiés et familles de FDLR s'étaient déplacés exprès dans la localité de Buleusa dans le Sud-Lubero pour rencontrer les journalistes et leur parler de leurs problèmes. © RFI/Léa-Lisa Westerhoff

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