L’UE lance son opération militaire en Centrafrique

Cette force européenne aura pour mission de sécuriser l'aéroport de Bangui et ses alentours afin de permettre aux éléments de la Misca et de Sangaris de s'atteler à d'autres tâches.
© REUTERS/Thierry Roge

L'Union européenne a annoncé ce mardi 1er avril le lancement officiel de son opération militaire en Centrafrique. Ce dernier devait être entériné lors du quatrième sommet UE/Afrique qui se tient à Bruxelles mercredi 2 avril. Après des mois de difficiles tractations, les troupes européennes vont donc bel et bien débarquer à Bangui prochainement. Combien exactement et quand ? On en devrait en savoir davantage ce mercredi lors d'une réunion consacrée à la RCA, en marge du sommet.

Il aura fallu plus de trois mois et cinq « conférences de génération de force » pour accoucher au forceps cette Eufor-RCA.

Une force demandée à cor et à cri par la France et à laquelle, à la dernière minute, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont consenti à participer en fournissant des véhicules et des avions.

Pour ce qui est des effectifs, ils seront précisés mercredi. Mais une chose est sûre, c'est que la Nation cadre - la France - offre la principale contribution. Le reste de l'effectif étant porté par huit autres pays comme la Géorgie, pourtant non-membre de l'Union européenne, ou encore l'Estonie, la Lettonie, l'Espagne ou la Suède notamment.

Commandée par le général français Philippe Pontiès, cette force aura surtout pour mission de sécuriser l'aéroport de Bangui et ses alentours afin de permettre aux éléments de la Misca et de Sangaris de s'atteler à d'autres tâches.

Pour ce qui est du déploiement, certains éléments français qui passeront sous commandement européen, comme les gendarmes, sont déjà sur place.

Quant à la durée de la mission, cette dernière est prévue pour six mois, une fois l'Eufor complètement opérationnelle à Bangui.

« Il s'agit d'une opération de transition », expliquait il y a quelques jours sur RFI le général Pontiès, en précisant que cette opération « devrait faire le lien avec une force multinationale renforcée fin 2014 ». C'est-à-dire attendre le déploiement complet des casques bleus tant espérés.

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