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RCA

Les écoles redémarrent en Centrafrique

Des élèves se préparent à entrer en classe, à Bangui, le 18 mars 2014
© REUTERS/Siegfried Modola

Signe du retour progressif à la normale à Bangui, des établissements scolaires ont repris le travail à la mi-février, et accueillent désormais les enfants des déplacés. Mais comme tous les ministères, celui de l’Éducation n’a plus de moyens.

Dans la poussière ocre de l’école primaire de Lakouanga, un petit bonhomme secoue difficilement, mais avec fierté une cloche presque aussi grosse que sa tête. Les cours débutent. Le professeur Armel accueille 86 élèves dans la classe. L’un d’entre eux a disposé sur sa table un bouquet de fleurs en plastique. Les cahiers et les crayons sont fournis par l’Unicef.

« Notre école fonctionne depuis le 17 février, parce qu’en raison de notre situation géographique, l’école ne se situe pas dans une zone de conflit, explique le professeur Armel. Les parents déplacés des enfants qui sont dans les zones de conflit ont amené leurs enfants ici, donc ça fait que pour l’instant, les inscriptions continuent. »

Un ministère « sous perfusion »

De loin, le ministère de l’Éducation ressemble à un bâtiment en ruine. L’aile droite a été pillée et détruite, l’aile gauche garde un vague semblant de fierté. Giselle Bédan la ministre de l’Éducation a travaillé à Mantes-La-Jolie en banlieue parisienne dans un lycée réputé difficile. Autant dire qu’elle a l’habitude des défis. Son ministère n’a pas d’argent. Tout est prioritaire.

« Nous sommes sous perfusion. La communauté internationale accoure massivement à notre chevet, mais pour le redémarrage, je ne peux pas vous cacher que nous comptons sur l’aide de nos partenaires traditionnels. Nous sommes en train de boucler les besoins pour le ministère de l’Éducation nationale et nous avons pratiquement la garantie de nos partenaires, d’avoir un financement conséquent pour rééquiper les écoles et permettre un bon redémarrage en 2014-2015. »

Pour l’instant la ministre travaille bénévolement et les enseignants recevront dans les jours qui viennent un mois de salaire. Le deuxième depuis le début de l’année.


Charles Malinas : « Des signes encourageants »

L’ambassade de France à Bangui et l’Agence française de développement sont en première ligne pour mobiliser l’aide autour de la RCA. L’action prioritaire des autorités consiste à la fois à faire repartir les ministères - et notamment celui de l'Éducation nationale) et à donner du travail aux jeunes, la France intervient en soutien et espère une forte mobilisation des partenaires. Charles Malinas, ambassadeur de France à Bangui, évoque ces signes de reprise.

Ce qui est également encourageant, c'est que les écoles ont rouvert, en tout cas à Bangui, et dans les villes où c'était possible du point de vue de la sécurité, et la France et les partenaires internationaux (...) sont aux côtés des Centrafricains pour équiper les élèves, permettre aux enseignants d'acquérir des tenues...

Charles Malinas
03-04-2014

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