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Tchad RCA

RCA: le retrait tchadien de la Misca prendra du temps

Soldats tchadiens à Damara, en République centrafricaine, le 2 janvier 2013.
© AFP / Sia Kambou

Les autorités tchadiennes ont annoncé jeudi 3 avril le retrait de leurs militaires de la Misca, la force africaine déployée en Centrafrique. Ndjamena dit ne plus supporter les mises en cause de son contingent présent dans le pays. Un contingent qui compte près de 850 soldats et dont le départ pourrait prendre du temps.

Le retrait effectif du Tchad de la Misca devrait prendre plusieurs mois et c'est bien tout le problème qui se pose aujourd'hui pour la force africaine, qui doit maintenant trouver un pays pour remplacer ce contingent tchadien et ses 850 soldats. La procédure a été enclenchée ce matin, vendredi 4 avril, auprès de l'Union africaine. L'état-major de la Misca a demandé au Conseil de paix et de sécurité de l'UA de trouver ce nouveau contingent. Un processus très réglementé qui va durer au moins six mois.

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En effet, la Misca va commencer à négocier avec le Tchad pour étudier les conditions et surtout le rythme de son retrait. Evidement, la force africaine espère que le Tchad continuera d'assurer sa mission en Centrafrique jusqu'a ce qu'un contingent de remplacement soit trouvé. C'est en tout cas l'interprétation que ses dirigeants ont fait du communiqué diffusé jeudi par le ministre tchadien des Affaires étrangères.

En annonçant le départ des soldats tchadiens, Moussa Faki Mahamat a en effet précisé que le « Tchad assurera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité ». Cette zone, c'est le nord de la Centrafrique où le départ du Tchad pose évidemment un problème militaire, mais aussi sécuritaire puisque les Tchadiens étaient chargés de la protection des communautés musulmanes dans la région.

Colère tchadienne

Ce retrait, qui met la Misca en difficulté, a été motivé par les critiques dont les troupes de Ndjamena ont fait l'objet après les incidents meurtriers du week-end dernier. Un contingent tchadien de la Misca est en effet accusé d'avoir ouvert le feu sur des civils. Une version est contestée par la force africaine, qui parle d'une riposte après une attaque des anti-balaka.

Mais le bilan très lourd de cet incident a en tout cas été mal perçu à l'ONU où l'on réfléchit au déploiement d'une opération de maintien de la paix. Ce vendredi, les Nations unies assurent que les Tchadiens ont tiré sur la foule sans avoir été provoqués et avancent un bilan de 30 morts.

Il s’avère que le 29 mars dernier, des soldats qui appartiennent à l’armée nationale tchadienne seraient entrés dans le voisinage du quartier de PK12 où il y aurait eu un incident très grave au cours duquel plus de 30 personnes auraient été tuées.
Cecile Pouilly
04-04-2014 - Par Adrien De Calan

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