Sénégal: Karim Wade sort de son silence après un an d’emprisonnement

Karim Wade, le fils du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, dans les locaux d'Air Sénégal en juin 2009.
© WILS YANICK MANIENGUI / AFP

Karim Wade refait parler de lui. Le fils de l'ancien président sénégalais a fait publier le verbatim de sa déclaration devant la commission d'instruction de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) qui l'auditionnait, ce jeudi 3 avril. C'est la première fois  depuis son incarcération il y a bientôt un an pour enrichissement illicite présumé que l'ancien ministre communique.

Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

Il était midi passé, selon l’un de ses avocats, quand Karim Wade a fait cette déclaration aux quatre juges d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite qui l’avaient convoqué : « Je ne peux pas collaborer à la violation de mes droits. Vous n’êtes pas mes juges. Je relève de la Haute cour de justice. J’ai la certitude et la conviction que je suis devant une juridiction politique qui ne garantit aucun droit à un procès juste et équitable. Je suis un otage politique des nouvelles autorités sénégalaises. Je suis un détenu politique. »

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Karim Wade dénonce ensuite, à en croire le document, la seconde inculpation dont il a fait l’objet en octobre dernier. Une manœuvre, selon lui, pour prolonger sa détention : « Mes avocats découvrent à l’instant que les deux procédures ont été jointes. »

Et de conclure : « Je ne réponds donc à aucune de vos questions, et ne peux participer à une parodie de justice ». Le 17 avril prochain, le fils d’Abdoulaye Wade sera fixé sur son sort. Selon son avocat, à moins d’une troisième mise en demeure, soit il bénéficiera d’un non-lieu, soit il sera renvoyé devant le tribunal pour être jugé dans un délai de deux mois.

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