Enlèvement de trois religieux au nord du Cameroun

Les deux religieux italiens et la soeur canadienne ont été enlevés dans le nord du Cameroun, dans la nuit du 4 au 5 avril 2014.
© Capture d'écran

Aucune revendication depuis l'enlèvement, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'extrême nord du Cameroun de deux prêtres italiens missionnaires et d'une religieuse canadienne. Le ministère italien des Affaires étrangères a mis en place une cellule de crise mais il demande la plus grande réserve sur cette affaire comme c'est le cas pour tous les enlèvements à l'étranger depuis ces dernières années.

On connaît désormais le nom des prêtres enlevés et celui de la religieuse originaire du Canada. Les deux prêtres italiens, originaires de Vicence, en Vénétie dans le nord du pays, sont tous deux de bons connaisseurs du Cameroun. Giampaolo Marta y vit depuis plus de six ans ; Gianantonio Allegri vit dans le pays depuis un an mais dans le passé il y avait déjà vécu dix ans, explique notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. La religieuse canadienne, Gilberte Bussier, est elle âgée de 80 ans.

Tous trois se trouvaient donc dans la paroisse de Tchère dans l’extrême-nord du Cameroun, à une vingtaine de kilomètres de Maroua, quand des hommes armés sont arrivé à bords de plusieurs véhicules et ont dévasté leur habitation avant de les prendre en otage.

D’après des sources du diocèse de Vicence, ces hommes pourraient être des terroristes islamistes de la secte Boko Haram. De son côté le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué qu’il était en étroit contact avec l’ambassade d’Italie à Yaoundé et il demande le respect le plus strict des consignes de réserve pour favoriser une solution à une situation jugée particulièrement délicate par le quotidien catholique italien Avvenire.

Ces enlèvements rappellent celui du père français Georges Vandenbeusch, qui avait été kidnappé exactement dans la même région. C’était à la mi-novembre 2013. Il avait ensuite été détenu au Nigeria voisin.