Mali: la dernière attaque jihadiste laisse entrevoir leur nouvelle stratégie

Deux islamistes du Mujao qui occupe la ville de Gao, dans le nord du Mali, le 16 juillet 2012.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Des tirs de roquettes ont touché la ville de Kidal au Mali, lundi. Une attaque attribuée aux islamistes qui ont occupé le nord du pays pendant plusieurs mois en 2012, avant d'en être chassés par une coalition internationale dirigée par la France. Ils sont néanmoins toujours actifs dans cette vaste région où ils commettent à intervalles réguliers des attaques, dont certaines sont meurtrières.

Il semble que la nouvelle stratégie des islamistes soit d’attaquer à la roquette les villes du nord du Mali. Cela inquiète les observateurs et acteurs sur le terrain. Récemment, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a pris la parole pour évoquer les craintes : « La situation au nord du Mali se dégrade ».

Plusieurs services de sécurité de la région sont formels : il semble bien que pour acheminer armes et combattants, les jihadistes soient parvenus à ouvrir un couloir efficace entre la Libye en crise et le nord du Mali.

En face sur le terrain, l’armée française est en réalité la seule force qui fait vraiment le poids. La Mission de l’ONU au Mali, la Minusma, n’a pour le moment mobilisé que la moitié des unités combattantes qu’il faut. Et ce qui manque le plus à ses troupes, ce sont des moyens militaires de combat, surtout des hélicoptères.