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RDC

RDC: rapport de l’ONU sur les violences sexuelles

Le procès de trente-neuf militaires accusés de viols massifs commis a Minova, en RDC, en novembre 2012 a mis un an à démarrer.
© Photo : RFI / Léa-Lisa Westerhoff

Les Nations unies ont publié mercredi 9 avril un nouveau rapport que les violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC). Le rapport de 30 pages examine les progrès réalisés sur la poursuite en justice des auteurs de violences sexuelles en RDC entre janvier 2010 et décembre 2013. Le viol, notamment dans les zones de conflit à l’est du pays, est un problème récurrent. Le rapport conclut que bien que la volonté politique à Kinshasa pour lutter contre le phénomène soit forte, sur le terrain, dans les différentes localités, la RDC peut mieux faire.

Le principal progrès enregistré ces trois dernières années concerne les condamnations. 187  personnes ont été condamnées pour violences sexuelles. C’est mieux qu’avant, mais c’est toujours peu par rapport aux nombres de victimes enregistrées, à savoir 3 635 entre 2010 et fin 2013, soit dix-neuf fois plus de victimes que de personnes condamnées.

Pour ce qui est du principal obstacle, l’ONU constate que beaucoup de victimes ne vont pas jusqu’à porter plainte, de peur de représailles ou de pressions de la communauté. S’ajoute à cela, une volonté politique limitée, sur le terrain, de poursuivre les agresseurs, tout comme un manque de moyens. En effet, il n’y a pas assez d’hommes, de véhicules et d’argent pour mener les enquêtes sur le terrain et poursuivre tout le monde.

Autre problème, celui des victimes qui ne sont que rarement - voire jamais - indemnisées. Elles sont ainsi d’autant moins motivées à poursuivre leurs agresseurs.

Enfin, si les militaires de l’armée congolaise font de plus en plus l’objet de poursuites,
les groupes armés - responsables de plus de la moitié des agressions sexuelles - ne sont que très rarement poursuivis, ces derniers se trouvant dans des zones reculées.

Reste que le principal problème demeure, à savoir la persistance de la violence sexuelle au Congo. Des violences graves commises, à la fois, par l’armée, la police congolaise et les nombreux groupes armés actifs dans l’est de la RDC.

L'intégralité du rapport de l'ONU :

Avancées et obstacles dans la lutte contre l'impunité en RDC

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