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ONU: vers l’envoi de casques bleus en Centrafrique

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce jeudi 10 avril sur le déploiement d'une force de maintien de la paix en Centrafrique.
© REUTERS/Eduardo Munoz

Le Conseil de sécurité s’apprête à voter, ce jeudi 10 avril, l’envoi d’une mission de casques bleus en Centrafrique. Une résolution attendue de longue date. La force africaine, la Misca, sera donc remplacée par la Minusca, une force onusienne.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

La Minusca sera une force conséquente avec 10 000 hommes et 1 800 policiers déployés. Leur priorité sera claire : la protection des civils centrafricains. Les casques bleus sont autorisés à employer la force et devront confisquer et détruire les armes des milices en Centrafrique.

La Minusca se voit aussi confier à titre exceptionnel des pouvoirs de maintien de l’ordre. Elle pourra donc décréter un couvre-feu ou procéder à des arrestations. Des mesures temporaires pour palier à l’effondrement de l’Etat centrafricain.

Une force dirigée par un Africain

Avec des soldats mieux équipés et assurée d’un financement constant, la Minusca doit mettre fin aux incertitudes et au manque de moyen de la force africaine, la Misca. La transition aura lieu le 15 septembre prochain.

Une bonne partie des soldats africains ne feront en fait que changer d’uniforme pour être placés sous casques bleus. Des contingents européens participeront également. Le commandement de cette force de l’ONU sera confié à un Africain, comme exigé par l’UA.


■ ZOOM : L’ambassadrice américaine à l’ONU en visite à Bangui

Alors que le Conseil de sécurité doit adopter une résolution en faveur d’une opération de maintien de la paix en Centrafrique, Samantha Power, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, était, mercredi, à Bangui.

Elle y a rencontré le général de la Misca, le général Mokoko, pour qui cette opération nécessite la concertation de tous les acteurs en présence, afin de ne pas réitérer les fautes commises au Mali : «  Ce que l’Union africaine demandait, c’était tout simplement qu'ensemble avec les Nations unies, avec les autres pays et les autres organisations qui sont intéressés à la mise en place de cette mission de paix en Centrafrique, on s’accorde sur la manière de la préparer de façon à ce qu'elle arrive ici et trouve des fondations solides pour continuer dans la foulée [de la Misca]. »

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