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RDC

RDC: Sylvestre Mudacumura, des FDLR, va-t-il être livré?

Des combattants des FDLR à Lushebere, dans l'est de la RDC, en novembre 2008.
© AFP PHOTO/ Tony KARUMBA

En République démocratique du Congo, le président par intérim des Forces démocratiques de libération du Rwanda, se dit prêt à collaborer avec la justice internationale et à livrer sous condition Sylvestre Mudacumura, recherché par le Tribunal pénal international pour le Rwanda, accusé de génocide. Les Etats-Unis ont proposé une prime de cinq millions de dollars pour quiconque aiderait à son arrestation.

Si c'est la première fois que le président par intérim des FDLR le dit publiquement, il avait passé le message depuis quelques mois déjà. Victor Byiringiro s'est-il entendu avec Sylvestre Mudacumura pour se permettre de faire de telles déclarations publiquement, ou les deux hommes sont-ils rivaux au sein du mouvement rebelle rwandais ? On parle depuis plusieurs mois déjà de dissensions au sein des FDLR dont Sylvestre Mudacumura est l'un des piliers.

Les FDLR savent aussi que tôt ou tard, ils feront l'objet d'une offensive de la part des FARDC et de la brigade d'intervention de la Monusco. Le même Victor Byiringiro avait d’ailleurs annoncé qu'il déposait leurs armes tout en refusant de les remettre à la mission de l’ONU. A ce moment déjà, la communauté internationale avait émis des doutes.

Chasseurs de prime sur le terrain

Depuis que cinq millions de dollars ont été proposés à quiconque serait en possession d'information pouvant permettre son arrestation, plusieurs intermédiaires ou de chasseurs de prime se sont présentés. Rien pour l'instant n'a abouti.

Du côté de la Monusco, on se dit toujours prêt à faciliter son arrestation. Le gouvernement congolais explique qu'il va se renseigner, « mais, précise son porte-parole, Lambert Mendé, Kinshasa n'a aucune confiance ». Les FDLR cherchent à gagner du temps, affirme-t-on côté rwandais.

« Une quelconque information qui pourrait permettre l'exécution du mandat d'arrêt est toujours la bienvenue », explique Pascal Turlan, conseiller en coopération de la CPI. Il précise notamment que Sylvestre Mudacumura pouvait se livrer de lui-même ou être arrêté par les autorités compétentes, celles de la RDC.

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