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RDC

En RDC, le chef rebelle Morgan se rend aux autorités

L'Ituri est occupée par de nombreux groupes armés, dont les rebelles maï-maï.
© AFP PHOTO/PHIL MOORE

Le chef milicien congolais Paul Sadala alias Morgan, accompagné de 40 de ses hommes, s'est rendu, le samedi 12 avril, auprès des Forces armées congolaises. Ce seigneur de guerre était à la tête d'une centaine de combattants. Extrêmement mobiles, ils opéraient dans la région de l'Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Paul Sadala alias Morgan a plus le profil d'un bandit de grand chemin que celui d'un guérillero révolutionnaire. Son mouvement, qui fait partie de la nébuleuse maï-maÏ, n'a pas de revendication politique claire.

Morgan est avant tout un trafiquant : minerais, bois et surtout braconnage. C'est en juin 2012 que ce seigneur de guerre s'est rendu tristement célèbre. Un soir, il pénètre avec ses hommes dans la réserve d'Epulu. Il y fait massacrer une quinzaine d'okapis, une espèce rare et protégée. Dans la foulée, une douzaine de personnes sont exécutées, la femme d'un gardien est même brûlée vive, rapporte alors la radio onusienne au Congo. Avant ce coup d'éclat, Morgan et sa milice vivaient surtout de différents rackets.

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Au-delà des trafics, Morgan est aussi soupçonné de crimes de guerre. Plusieurs ONG congolaises l'accusent d'avoir commandité des meurtres et des viols massifs en Ituri.

Depuis quelques mois, cette milice est sous pression. Elle a perdu la plupart de ses hommes après les offensives de l'armée loyaliste. Certains d'entre eux sont déjà en train d'être jugés. Les autorités congolaises ont annoncé leur intention de traduire également Morgan devant la justice.

C’est un soulagement pour les populations qui sont victimes de ces groupes armés.

Dolly Ibefo
14-04-2014 - Par RFI

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