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Mali

Au Mali, la libération de cinq humanitaires locaux

Gao (nord du Mali). Une famille de déplacés reçoit de la nourriture du CICR et de la Croix-Rouge malienne.
© © CICR / D. Mahamadou

L'information est tombée ce jeudi soir dans un communiqué commun des présidences maliennes et françaises. Cinq Maliens, dont quatre employés du Comité international de la Croix-Rouge au Mali, ont été libérés, sains et saufs.

Les cinq humanitaires maliens, capturés le 8 février dernier par un « groupe terroriste », ont été libérés lors « d'une action des forces armées françaises » dans la matinée au nord de Tombouctou, indique le communiqué. « Quatre d'entre eux sont des employés du Comité international de la Croix-Rouge », mais tous sont des Maliens.

Nous n'avions aucun contact direct avec les ravisseurs
Christophe Luedi
18-04-2014 - Par Christine Muratet

Les présidents français et malien François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta indiquent que les ex-otages « sont en bonne santé ».

Leur libération a été menée, dans la nuit de mercredi à jeudi, par les forces armées françaises engagées au Mali. Elles sont parvenues à libérer les otages après l'interception de deux véhicules qui roulaient au nord de Tombouctou. Au moins une dizaine de combattants jihadistes auraient été tués. « C’est une opération conduite majoritairement par les forces spéciales présentent dans la zone. Ce sont des moyens aéromobiles, donc des hélicoptères, et terrestres qui ont été engagés à la rencontre de cette cible pour neutraliser une partie du groupe terroriste. Il y a eu des échanges de coups de feu. Il s’agissait d’une opportunité que nous avons exploitée, donc je ne peux pas vous dire si les autorités maliennes ont été prévenues avant ou après l’opération », explique en détail le colonel Pascal Georgin, porte-parole adjoint de l'état major des armées françaises.

La revendication du Mujao remise en question

Actuellement, les cinq ex-otages seraient toujours avec les militaires français et rejoindraient la ville de Gao. Ils seront rendus demain aux responsables du CICR.

Les cinq Maliens avaient été kidnappés dans leur véhicule siglé CICR qui rejoignait Gao depuis Kidal. Le Mujao avait alors très vite revendiqué cet enlèvement par une communication téléphonique. Mais ce jeudi soir, plusieurs sources nuancent cette revendication, privilégiant une action d'un groupe d'individus plutôt que celle d'un mouvement terroriste identifié.

Une preuve de vie avait été transmise à un journaliste à Bamako sans que ces photos ne parviennent aux responsables du CICR.

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