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RCA

RCA: premières évacuations des musulmans du PK12 de Bangui

Le quartier du PK12 occupé par des musulmans de Bangui.
© REUTERS/Siegfried Modola

En Centrafrique, les 500 musulmans, piégés dans le quartier du PK12 de Bangui, vont être relogés dans d'autres villes de Centrafrique pour garantir leur sécurité. Ce projet de relocalisation est piloté par les agences onusiennes. Un premier groupe pilote, composé de 93 personnes a été conduit, ce week-end à Bambari, à environ 400 kilomètres au nord-est de la capitale.

La relocalisation des 1 500 musulmans, bloqués depuis des mois dans le quartier du PK12 de Bangui, a débuté dimanche 20 avril avec le départ d’un premier convoi. A son bord, 93 personnes qui sont arrivées lundi sur le site spécialement aménagé pour les accueillir, à Bambari dans l’est de la Centrafrique.

C’est un premier départ sur les trois programmés pour reloger, en dehors de la capitale, ces musulmans régulièrement ciblés par des attaques de miliciens anti-Balaka. « Les mouvements suivants ne sont pas encore prêts, nous devons nous coordonner d’abord avec nos partenaires et avec le gouvernement. Ce sont par ailleurs des mouvements plus lourds et avec plus de personnes », indique le chef de la mission de l’Office international d’immigration (OIM) en RCA, Guiseppe Loprete, chargé de la coordination logistique de ce projet. « Nous sommes en train de préparer les sites, de faire un travail avec les communautés d’accueil et les communautés de déplacés ».

C’est dans les villes de Kabo et Sido que ces sites doivent voir le jour. Des villes qui n’ont pas été choisies au hasard, à l’instar de Bambari. Les déplacés ont formulé la demande de s’y installer, souvent pour se rapprocher de membres de leur famille. Cette solution de relocalisation est censée être provisoire. L’ONU espère une réinstallation de ces populations à Bangui à la faveur d’un retour au calme.

Critique du gouvernement

Une opération vivement critiquée par la ministre en charge de la Réconciliation qui aurait préféré être associée à la décision.

J’ai beau être membre du gouvernement, personne ne m’a contactée en tant que ministre de la Réconciliation pour voir ce que je pourrais faire.
Antoinette Montaigne
22-04-2014 - Par Boniface Vignon

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