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RCA

Le Nord-Ouest centrafricain en proie à la terreur et aux violences

Carte de la RCA
© creative commons

Dans le nord-ouest de la Centrafrique, dans la sous préfecture de Markounda, à la frontière tchadienne, des centaines d'habitants ont fui en brousse ou sont partis vers le Tchad. Une bande d'hommes à moto et à cheval écume la zone, semant la terreur. Ce cas est loin d'être inhabituel. Dans cette zone, pasteurs nomades, cultivateurs sédentaires et bandits en tous genres se croisent et s'affrontent violemment chaque année.  

Le village de Gbangoro Kota se situe dans une zone à risque. Dans cette région, le conflit entre Seleka et anti-balaka, leurs exactions et leurs pillages, sont venus se superposer à d'autres beaucoup plus anciens. C'est là que depuis des décennies se croisent non sans frictions toujours plus violentes, les pasteurs armés par les puissants propriétaires de troupeaux, les cultivateurs qui défendent leurs parcelles, les bandes de coupeurs de routes, ou les braconniers.

« Le problème dans cette zone c'est qu'il n'y a plus de couloirs de transhumance », note un bon connaisseur de la région qui explique que les confrontations entre chacun de ces groupes sont récurrentes et souvent meurtrières. Difficile de savoir qui a mis Gbangoro-Kota à feu et à sang. Lors d'un raid dans ce village il y a deux jours, des hommes à moto ont tué trois personnes et incendié des dizaines de maisons. Mais le village n'est pas le seul à subir ces calamités saisonnières.

Une chose est sûre, l'absence total d'Etat et la situation actuelle de la Centrafrique ne fait qu'amplifier ces phénomènes et les populations sont plus que jamais livrées à elles-même. « La Misca est à Paoua, à une cinquantaine de kilomètres, mais elle ne vient jamais par ici », déplore Kalen, un habitant. Kalen a passé la nuit au bord de la rivière qui sert de frontière avec le Tchad, qu'il croit plus sûre, en attendant le lever du jour pour traverser avec des dizaines de ses voisins.

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