Mali: un proche d’Iyad Ag Ghali tué par l’armée française

Iyad Ag Ghali, leader d'Ansar Dine, le 7 août 2012.
© AFP PHOTO / ROMARIC OLLO HIEN

Au Mali, plusieurs sources militaires annoncent la mort du bras droit du chef islamiste Iyad Ag Ghali. Haroune Said a été tué en fin de semaine dernière au cours d'une opération menée contre les jihadistes par des soldats français dans la région de Kidal. L'homme est plus connu par les services français sous le nom d'Abou Jemal. Si l'état-major n'a pas encore confirmé pas confirmé sa mort, son élimination est toutefois hautement probable.

L'état-major n'a donné aucun nom, mais les lieux et les dates concordent. L'armée française assure qu'elle a bien mené une opération, au nord de Kidal, dans la nuit du 24 au 25 avril. Mais là où une source militaire malienne évoquait plus tôt la mort d'un chef jihadiste et de deux autres personnes circulant avec lui, Paris affirme avoir neutralisé un individu « bien décidé à mourir les armes à la main ».

« Nous avons tué un de ces adversaires qui sont entrés dans une logique jusqu’au-boutiste, c'est-à-dire qui se battent jusqu’à la mort », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées (EMA).

Deux enfants soldats parmi les jihadistes

L'état-major ne donne aucun détail sur le nombre de combattants constituant le groupe jihadiste visé par les forces spéciales françaises, mais précise que deux éléments se sont rendus. « Il s’agit de deux adolescents qui ont été remis aux organisations internationales qui sont chargées de traiter le cas de ce que l’on appelle communément le cas des enfants soldats », précise le colonel.

En seize mois d'opération antiterroriste dans le nord du Mali, seule l'élimination de deux figures jihadistes, Abou Zeid et Oumar Ould Hamaha, a été formellement reconnue par les autorités françaises.