L'ONU fait l’impasse sur les droits de l'homme au Sahara occidental

Soldats français de la mission des Nations unies pour l'organisation du reférundum au Sahara occidental (Minurso), en mai 2004.
© AFP/Abdelhak Senna

Le Conseil de sécurité a renouvelé le mandat de la mission de l’ONU au Sahara occidental mardi 29 avril. Ce renouvellement a fait l’objet d’intenses pressions du Maroc pour que les Nations unies renoncent à instaurer un mécanisme de contrôle des droits de l’homme.

Avec notre correspondant à New York,  Karim Lebhour

Une fois encore la mission de l’ONU au Sahara occidental, la Minurso, fait l’impasse sur les droits de l'homme le Conseil de sécurité. Elle a préféré faire profil bas.

Pas question de répéter le bras fer de l’an dernier lorsque les Etats-Unis avaient voulu instaurer un mécanisme de surveillance des droits de l’homme dans la mission de l’ONU. La réaction du Maroc avait été extrêmement virulente et la crise avait dû se régler directement entre le roi Mohammed VI et Barack Obama.

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Cette fois, le texte présenté par les Etats-Unis se contente « d’encourager le respect des droits de l'homme ». Le Maroc promet par exemple à ne plus traduire les civils sarhaouis devant des tribunaux militaires. Mais le Conseil de sécurité a ignoré les recommandations du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon qui voulait demander au Maroc un engagement à tenir ses promesses.

La France a observé un silence prudent, qualifié de « complice » par les défenseurs des droits de l'homme. Le mot d’ordre au Conseil de sécurité était simple : ne rien faire qui puisse froisser le Maroc.

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