Algérie: Aqmi revendique l'attaque ayant tué onze militaires le 19 avril

Aqmi revendique l'attaque meurtrière qui a visé des soldats en Kabylie, le 19 avril 2014.
© AFP PHOTO/FAYEZ NURELDINE

Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué ce 1er mai l'attaque contre le convoi de militaires en Kabylie, le 19 avril dernier, dans un communiqué publié sur des forums jihadistes. Selon le bilan officiel, lors de cette attaque onze soldats algériens avaient été tués, cinq avaient été blessés ; les assaillants, eux, avaient perdu trois hommes. L'attaque a été menée deux jours après la présidentielle du 17 avril contre des soldats chargés d'assurer la sécurité du scrutin.

Dans un communiqué diffusé sur internet et estampillé de sa branche media al-Andalous, al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué l’attaque du 19 avril qui a coûté la vie à onze militaires. Aqmi revoit le bilan à la hausse, évoquant la mort de trente « apostats », c'est-à-dire soldats algériens dans la terminologie jihadiste.

Depuis le 19 avril, le ministère algérien de la Défense avance au contraire un bilan de onze morts et cinq blessés dans ses rangs. Ces militaires ont en tout cas été tués en Kabylie, deux jours à peine après la présidentielle, dans le secteur de Tizi Ouzou près d’Iboudrarène précisément.

Cette patrouille est tombée dans une embuscade alors qu'elle avait justement été déployée dans le cadre « d’une mission de sécurisation de l’élection ». Election qu'Aqmi avait appelée dans une vidéo à boycotter. A l'époque, les autorités algériennes avaient déclaré que « ce genre d’actes criminels ne fait que renforcer la détermination des éléments de l’armée à éliminer les résidus des groupes terroristes ». Résidu, le terme n'est pas employé au hasard.

A (RE)LIRE : Algérie: attaque meurtrière contre des militaires en Kabylie

Pendant la campagne électorale, le camp Bouteflika n'a eu de cesse de mettre en avant son bilan sécuritaire. Or depuis la fin de la guerre civile algérienne, la Kabylie est le fief des reliquats du GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu, Aqmi en 2007. Depuis 2010, l'émir suprême du groupe, Adbelmalek Droukdel est refugié dans cette zone montagneuse et les accrochages meurtriers avec l'armée nationale sont réguliers.

Au premier trimestre 2014, vingt-et-un « terroristes », terme désignant les islamistes
armés, y ont été tués, selon un bilan officiel.

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