Madagascar : le chômage favorise le travail informel

A Madagascar, le sous-emploi touche surtout les campagnes.
© Bernard Gagnon/Wikimedia Commons

Madagascar célèbre ce jeudi 1er mai, comme dans beaucoup de pays, la fête du travail. L'occasion de s'intéresser aux chiffres de l'emploi dans la Grande-Ile. La crise politique qui a frappé le pays en 2009 et pendant près de cinq ans a eu comme conséquence la destruction du tiers des emplois dans le secteur formel, 400 000 emplois détruits, et aujourd'hui, plus de huit Malgaches sur dix travaillent dans le secteur informel. Beaucoup d'entre eux seront au travail aujourd'hui car même ceux qui ont un emploi, formel ou informel, restent des travailleurs pauvres.

A Madagascar, il y a deux problèmes : le chômage, mais aussi, le sous-emploi. Le chômage, d'abord, touche un jeune sur deux, sachant que les moins de 25 ans forment la très large majorité de la population, à peu près les deux tiers.

Quant à ceux qui ont un emploi, ils ne sont pas forcément mieux lotis. Près de 82% des Malgaches travaillent dans le secteur informel, 68% d'entre eux gagnent 90 centimes d'euro par jour.

Les Nations unies évaluent le salaire annuel moyen à Madagascar à moins de 600 euros. Il y a les marchands ambulants, bien connus parce visibles, dans la capitale malgache et dans les grandes villes. Mais le sous-emploi touche surtout les campagnes.

Pourquoi les campagnes ? D'abord parce que huit Malgaches sur dix travaillent en zone rurale, mais aussi parce que la majorité est employée dans le cercle familial, et touche un salaire très faible. Enfin, à Madagascar, 28% des enfants, travaillent.