100 jours de Samba-Panza: le souffle d’espoir étouffé par la violence

Elue le 20 janvier 2014, la « maman » Catherine Samba-Panza n'est toujours pas parvenue à faire rétablir la sécurité en Centrafrique.
© REUTERS/Siegfried Modola

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza doit prononcer ce mardi matin une allocution dans l'hémicycle du Conseil national de transition pour présenter le « bilan des cent jours de la transition ». 100 jours après son élection, la persistance de l'insécurité a refroidi les espoirs que beaucoup avaient placés en elle.

Les activités reprennent à Bangui, certains déplacés sont rentrés chez eux. Mais 100 jours après l'accession au pouvoir de Catherine Samba-Panza – le 20 janvier dernier –, de nombreux Centrafricains font un constat amer : la sécurité qui était le premier objectif de la transition n'est toujours pas revenue. « Nous avons toujours de la violence à Bangui, regrette Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, et elle s'est accrue dans l'arrière-pays ».

En 100 jours, les autorités de transition ont noué des contacts avec certains groupes Seleka et anti-balaka. Mais d'autres continuent à semer la terreur dans le pays. Ces dix derniers jours, une centaine de personnes sont mortes dans le Nord-Ouest et au Centre lors d'attaques impliquant anti-balaka, Seleka et éleveurs peuls.

Le principal échec de ces 100 jours restera sans doute l'incapacité des forces internationales et des autorités de transition à stopper les violences contre les musulmans. Des violences qui ont conduit la plus grande partie de la communauté à l'exode. « Je dis personnellement que le bilan de cette dame est négatif, se lamente l'un des derniers musulmans de Bangui restés au kilomètre 5. Rien n'a avancé pour notre sécurité. Nous ne sommes plus qu'un tout petit nombre, sur un petit périmètre et les menaces se poursuivent continuellement ».

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