Décès de l’ancien Premier ministre centrafricain, Jean-Paul Ngoupandé - Afrique - RFI

 

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Décès de l’ancien Premier ministre centrafricain, Jean-Paul Ngoupandé

media L’ancien Premier ministre et essayiste centrafricain Jean-Paul Ngoupandé s'exprime face à la foule à Bangui, le 10 septembre 1999. AFP

L’ancien Premier ministre et essayiste centrafricain Jean-Paul Ngoupandé est décédé, le 4 mai. Chef du gouvernement éphémère pendant la présidence de feu Ange Félix Patassé, Jean-Paul Ngoupandé est mort à soixante-huit ans suite à une chute à son domicile en région parisienne. Homme de lettres, titulaire d'un doctorat en philosophie, il a beaucoup écrit sur les défis du continent africain.

Il avait l'embonpoint décomplexé, le sourire triomphant et le regard empli de bienveillance. Tous ceux qui ont approché Jean-Paul Nngoupandé ont été marqués par l'aura de sympathie qui émanait du personnage. Cet ancien professeur de philosophie engagé en politique était un brillant intellectuel. « L'honneur de son pays », disent aujourd'hui ses amis.

Essayiste, auteur notamment de l'Afrique sans la France et l'Afrique face à l'Islam, il professait le respect d'une morale et d'un ensemble de principes. Il demeurait un intellectuel jusque dans sa façon d'aborder la sphère politique, c'est à dire sans jamais s'abreuver au caniveau de la démagogie.

Ministre de l'Education nationale au milieu des années 80, il est ensuite nommé ambassadeur en Côte d'Ivoire, sous le règne de Félix Houphouët Boigny, le président à qui vouait une profonde admiration. La période la plus difficile de sa carrière, avoua-t-il plus tard, furent ces huit mois, entre 1996 et 1997 où il dirigea le gouvernement de transition sous la présidence d'Ange Félix Patassé. Pourtant, c'est au sortir de cette expérience qu'il crée son parti et devient député.

Rallié à Bozizé, il en défendra surtout la politique étrangère. Sa carrière politique s'arrête brutalement pour des raisons de santé en 2006. Mais Jean Paul Ngoupandé se recentre alors sur ses écrits et ses livres. « Je fais de la politique par devoir, disait-il, alors que j'écris par goût ».

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