Nigeria: l’islamiste Abubakar Shekau propulsé sur la scène médiatique

Le leader du groupe islamiste limite le contact au maximum avec ses fidèles et transmet ses directives en s’appuyant sur un nombre très restreint de chefs de cellules.
© AFP PHOTO/YOUTUBE

Abubakar Shekau faisait déjà partie des hommes les plus recherchés du Nigeria, le voilà propulsé sur le devant de la scène médiatique avec l’enlèvement de plus de 200 lycéennes dans la localité de Chibok.

Très fin, collier de barbe, regard perçant, le visage de Abubakar Shekau est devenu familier des Nigérians, mais sa vie reste entourée de mystère. On le dit né dans l’Etat de Yobé, sans certitude de l’année. Certains pensent qu’il a 35 ans, d’autres la petite quarantaine. Déclaré mort par les forces de sécurité suite à l’insurrection générale de Maiduguri en 2009 au cours de laquelle Mohamed Yousouf avait été tué, l’étudiant en théologie, plutôt réservé, est réapparu un an plus tard dans une vidéo aux commandes de Boko Haram. Depuis, il n’a plus jamais été vu en public.

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En lieu et place, des revendications d’attaques de plus en plus meurtrières sont régulièrement postées sur internet. On l’y voit souvent vêtu d’une tenue militaire, une kalachnikov autour du cou, évoquant son invincibilité et son plaisir de tuer, critiquant les forces de l’ordre nigérianes et certains chefs d’Etats occidentaux. Réputé autoritaire et violent, le leader du groupe islamiste limite le contact au maximum avec ses fidèles et transmet ses directives en s’appuyant sur un nombre très restreint de chefs de cellules.
En juin 2012 les Etats-Unis l’ont inscrit sur leur liste anti-terroriste et offert une récompense de sept millions de dollars en échange d’informations permettant sa capture.

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