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Médias RCA

RCA: le corps de la journaliste Camille Lepage est arrivé à Bangui

La photojournaliste française Camille Lepage, ici en février 2014 lors d'un reportage à Bangui.
© AFP PHOTO / FRED DUFOUR

La Française Camille Lepage, 26 ans, photoreporter, a été tuée en Centrafrique. Elle aurait été vraisemblablement dans une embuscade. Elle avait rejoint, il y a une semaine pour un reportage, des miliciens anti-Balaka dans la région de Bouar. Son corps est arrivé ce mercredi matin au camp Mpoko à Bangui, la base des militaires de l’opération Sangaris.

Le corps de Camille Lepage est arrivé ce mercredi matin vers 10 heures au camp Mpoko de Bangui en provenance de la ville de Bouar, dans l’est de la Centrafrique. Il a été transporté à bord d’un avion CASA de l’armée de l’air française qui a fait l’aller-retour sur la matinée. La dépouille de notre consœur a été accueillie sur la base par le commandant de la force Sangaris, l’ambassadeur de France et le ministre centrafricain de la Communication. Puis le corps de Camille Lepage a été déposé sous l’une des tentes de l’infirmerie du camp Mpoko pour que les expertises puissent être effectuées en vue d’établir l’acte de décès. Il sera par la suite transféré à la morgue de Mpoko en attendant sa levée et le retour en France ce jeudi.

Les circonstances de sa mort restent floues

La plus grande prudence continue à s’imposer sur les circonstances de la mort de la jeune photoreporter. Les dix miliciens anti-balaka qui étaient à bord du véhicule où son corps a été retrouvé mardi ont été transférés sur Bangui. Ils se sont laissés désarmer sans résistance par une patrouille de la force Sangaris. Leur interrogatoire doit permettre d’y voir plus clair sur ce qui s’est réellement passé pendant ce reportage qu’elle effectuait donc aux côtés des anti-balaka. En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur sa mort, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

C’est une jeune fille de 26 ans, qui était passionnée par son métier et par aussi, l’engagement qu’elle s’était donné. Son but, c’était vraiment de faire de la photo – parce qu’elle aime la photo – dans le cadre de son métier de photojournaliste, pour porter à la connaissance du monde des pays qui sont en conflit et qui ont des difficultés importantes et dont les médias ne parlent pas forcément beaucoup. Au Soudan du Sud, quand elle y est allée, il y avait déjà pas mal de difficultés. Et quand elle a décidé d’aller en Centrafrique, la situation était calme au mois de septembre – octobre, ça s’est vraiment dégradé après.

Ce qu’elle voulait c’était vraiment faire des reportages de fond sur la vie des populations. Comment elles vivaient toutes les difficultés liées à la guerre, notamment la guerre interethnique et la guerre entre les religions. Le message qu’on peut quand même donner, et Camille l’aurait dit et redit, c’est que les journalistes continuent à faire ce travail qui est excellent, qui est exceptionnel, qui est à risques, mais il est nécessaire.

Maryvonne Lepage
14-05-2014 - Par Franck Alexandre

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