Mali: deux préfets parmi les victimes des combats à Kidal

Check point à l’entrée de Kidal, contrôlé par les casques bleus de la Minusma
© Claude Verlon / RFI

Kidal est sous haute tension après une journée de combats samedi 17 mai entre l'armée malienne et les groupes armés du Nord, le MNLA et le MAA alors que le Premier ministre, Moussa Mara, était en ville. Le bilan des affrontements s'élève, selon les autorités maliennes, à 36 morts et à 30 personnes toujours retenues en otage par les groupes armés.

Parmi les personnes tuées à Kidal ce week-end figurent, en plus des combattants des deux bords, deux préfets, deux sous-préfets, un administrateur et trois civils, selon un nouveau bilan communiqué à RFI par le Premier ministre malien Moussa Mara. Ils étaient tous vêtus de leur uniforme de travail, et ils étaient tous refugiés au gouvernorat de Kidal lorsqu’ils sont tombés entre les mains des groupes rebelles. La mission de l’ONU au Mali (Minusma) parle « d’assassinat », avant de condamner et de réclamer que justice soit faite.

A Bamako, le gouvernement malien est en colère. La tension monte, et l’objectif clairement affirmé est d’en découdre avec les groupes armés. Des témoins ont vu, dans la nuit de ce dimanche 18 mai à lundi, l’armée malienne renforcer ses positions dans le nord du pays. Entre temps, le Premier ministre malien Moussa Mara a affirmé que son pays entrait en guerre contre « les terroristes ».

Le ton monte, il devient carrément guerrier, et plusieurs acteurs sur le terrain tentent de calmer le jeu. C’est le cas du général rwandais Jean-Bosco Kazura, patron des forces onusiennes au Mali. Il revient à peine de Kidal où il espère avoir obtenu un cessez-le-feu entre les belligérants.

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