Mali: le nouveau dispositif français au Sahel reporté

La base militaire française à Gao au Mali.
© Olivier Fourt/RFI

Après les événements sanglants du 18 mai à Kidal dans le nord du Mali, des manifestations contre Serval ont eu lieu à Bamako et Gao. Dans le même temps, le ministre français de la Défense annule sa visite prévue pour ce week-end dans le pays et au Tchad. Jean-Yves Le Drian devait inaugurer le nouveau dispositif français au Sahel. Un basculement qui devrait être décalé de quelques semaines.

Ce déplacement de Jean-Yves Le Drian devait officiellement tourner la page de l'opération Serval au Mali. Rien n'est remis en cause, les effectifs français vont bien continuer à descendre, de 1 600 actuellement à un millier d'hommes avant l'été. En réalité, les militaires français ont quasiment bouclé leurs valises. L'armée française est en période de relève et tout cela est prévu depuis des mois.

Poste de commandement tout neuf

Au Tchad, à Ndjamena, un poste de commandement tout neuf est prêt à accueillir le général Marc Foucaud et son état-major aujourd'hui basé à Bamako. Lorsque le transfert sera ordonné, l’état-major de Serval, soit environ 200 hommes, ira s'installer au Tchad. Initialement, cela devait avoir lieu le 27 mai. Le général français conservera son commandement jusqu'à l'été supervisant les moyens de Serval, ceux d'Epervier et ceux de l'armée de l'air à Niamey au Niger afin d'opérer dans toute la bande sahélo-saharienne. A Bamako, presque tout sera ensuite démonté. Il ne restera qu'une dizaine d'hommes à l'aéroport pour les missions de transit des avions-cargos.

1 000 hommes restent à Gao

Dimanche, Jean-Yves Le Drian devait assister à une cérémonie marquant la remise officielle du camp Boiteux de Bamako aux autorités maliennes. C'est à Gao au Nord que les Français feront porter leurs efforts, en conservant environ 1 000 hommes. Toute cette manœuvre devait être fortement médiatisée, une trentaine de journalistes et de parlementaires avaient été invités. Un voyage officiellement reporté, compte tenu « des circonstances des ces dernières 48 heures ». Les manifestations contre Serval n'y sont sûrement pas pour rien.

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