Attentat à Djibouti: «une menace terroriste réelle» selon la France

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh, ici à Addis-Abeba en janvier 2014, a pointé indirectement la responsabilité des shebabs somaliens dans l'attentat de samedi 24 mai à Djibouti.
© REUTERS/Tiksa Negeri

Samedi soir, un attentat-suicide dans un restaurant de Djibouti fréquenté par des étrangers a fait trois morts, dont le kamikaze, selon les autorités. Le ministère français des Affaires étrangères parle de « menace terroriste réelle ».

L’attentat a eu lieu samedi soir, aux alentours de 20 h, heure locale, dans le restaurant La Chaumière, à Djibouti, un établissement fréquenté par des Occidentaux. Il y a eu trois morts, selon les autorités, vraisemblablement, deux employés du restaurant et le kamikaze. Des Espagnols et des Français ont été blessés.

S'il n'y a pas eu de revendications publiques, le président de Djibouti a pointé indirectement du doigt la responsabilité des shebabs, les islamistes radicaux somaliens. Selon l'agence de presse djiboutienne, Ismaïl Omar Guelleh aurait parlé « d'une réaction violente à la participation de Djibouti au processus de stabilisation et de sécurisation de la sous-région ». Des soldats djiboutiens font en effet partie de l'Amisom.

Les expatriés appelés à la prudence

L’information a été délivrée par le ministère français des Affaires étrangères sur son site internet de conseils aux voyageurs. Il s'agit de ce que l'on appelle une « dernière minute » - c'est libellé ainsi sur le site du Quai d'Orsay. Le ministère français appelle donc les expatriés, comme les touristes, à « la plus grande vigilance lors de la fréquentation des lieux publics et symboliques ». La liste est longue, et non exhaustive : « Centre historique, lieux de culte et institutions religieuses, proximité des zones portuaires et aéroportuaires ainsi que des enclaves militaires djiboutiennes et étrangères, emprises françaises... » En résumé, tous les lieux susceptibles d'être fréquentés par les expatriés.

Un message aux voyageurs, il ne faut pas non plus y voir plus que cela. La menace terroriste « demeure réelle », souligne le site internet du Quai d'Orsay. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères était injoignable, dans la matinée de ce dimanche, pour donner des précisions.

Je ne suis pas particulièrement inquiet, car je sais qu’à Djibouti ce problème sera rapidement réglé.
Jérôme Passicos
26-05-2014 - Par Sonia Rolley