Centrafrique: regain de violence à Bangui

Des hommes transportent le cercueil de l'une des victimes des violences au PK5, un quartier musulman de Bangui, le 23 mars 2014.
© EUTERS/Siegfried Modola

L'attaque contre le site de Notre-Dame de Fatima à Bangui aurait fait au moins une quinzaine de morts, et plusieurs dizaines de blessés ce mercredi 28 mai, à Bangui. Une source de la Misca, la force militaire africaine, contactée par RFI, évoque quant à elle une vingtaine de morts.

L’attaque s’est déroulée dans l’après-midi, dans le quartier de l'église Notre-Dame de Fatima, près du centre de Bangui. En début d'après midi, des hommes armés sont entrés dans l'enceinte de l’église catholique, alors que des fidèles étaient réunis à l’intérieur de l’édifice pour une cérémonie religieuse à la veille de la fête catholique de l'Ascension. Ils ont ouvert le feu et jeté des grenades. Le site de l'église Notre-Dame de Fatima abritait près de 5 000 déplacés. Bon nombre d'entre eux ont fui hier vers les quartiers voisins

Il y aurait une quinzaine de morts dont un prêtre, Paul-Emile Nzale, agé de 76 ans. Une source de la Misca, la force de maintien de la paix africaine, évoque quant à elle une vingtaine de morts. Un bilan qui pourrait s’alourdir car des combats se sont poursuivis dans la soirée.

Par ailleurs, les assaillants, dont on ignore pour l’heure les motivations, auraient kidnappé plusieurs personnes. Les informations dont dispose RFI sont, pour le moment, assez contradictoires sur ce point.

Barricades

En réaction à cette attaque, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Bangui, notamment au rond-point des Nations unies, dans le centre-ville. En fin de journée, un hélicoptère de l’armée française survolait la capitale centrafricaine, et la Misca a déployé des renforts dans la capitale.

Alors qui a déclenché cette flambée de violence ? Pour les uns, tout cela est l'oeuvre d'extrémistes musulmans retranchés au Pk5. Pour les autres, c'est un mauvais coup des antibalakas destiné à semer le chaos. Une chose est certaine, la mèche est allumée et l'on redoute un nouveau cycle de représailles meurtrières.