Mali: Moussa Mara promet d’autres mesures de «redressement»

« L’Etat est prêt à aller partout sur notre territoire », affirme Moussa Mara.
© AFP PHOTO/ HABIBOU KOUYATE

Au Mali, la démission du ministre de la Défense, Soumeïlou Boubeye Maïga, est une conséquence de la débâcle de l’armée malienne à Kidal, la semaine dernière. Une mesure de « redressement » nécessaire, selon le Premier ministre Moussa Mara qui en promet d’autres, sans donner de détails.

Aucune arrestation n’a eu lieu au sein de l’armée, assure Moussa Mara, mais des enquêtes sont en cours et d’autres « mesures de redressement » - comprendre « sanctions » - seront prises dans les semaines à venir. Le Premier ministre affirme en tous cas ne pas craindre pour son propre poste.

Une partie de l’opposition malienne demande pourtant son départ : « Le Premier ministre Moussa Mara, en se rendant à Kidal s’est entêté, il doit purement et simplement démissionner. »

La presse malienne rapporte la réponse du chef du gouvernement : « Je n’ai pas l’intention de démissionner. Je ne démissionnerai pas et, en allant à Kidal, j’allais en territoire malien. »

Aujourd'hui, la question n'est plus qui a donné l'ordre, qui n'a pas donné l'ordre...
Moussa Mara
29-05-2014 - Par David Baché

Ce dernier bénéficie toujours, en effet, de la confiance du président IBK et partage avec lui cette priorité : aujourd’hui, c’est l’ouverture des négociations avec les groupes rebelles. Le négociateur malien, Modibo Keita, se rend justement à Ouagadougou, ce jeudi 29 mai, pour parler avec les représentants des groupes rebelles. Objectif : la libération des soldats maliens toujours retenus prisonniers, et le retour de l’administration dans les zones contrôlées par les rebelles depuis la semaine dernière. Des « mesures de confiance », dit le Premier ministre, nécessaires avant d’ouvrir des négociations.

« Je vais à Ouagadougou pour une [...] prise de contact avec mes frères maliens. Je vais leur porter le message de paix du président Ibrahim Boubacar Keïta », a déclaré à RFI le médiateur avant son départ.

Les pourparlers devront se dérouler au Mali, mais pas nécessairement à Bamako. « L’Etat est prêt à aller partout sur notre territoire », affirme encore Moussa Mara, qui l’a même déjà démontré, en personne et avec fracas.

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