Republier
Mali MNLA

Le MNLA réclame la vérité sur ses prisonniers

Un combattant du MNLA en juillet 2013 à Kidal, au QG du mouvement.
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Huit jours après la déroute de l'armée malienne à Kidal où une cinquantaine de soldats ont été tués et des dizaines d'autres faits prisonniers, le dialogue reprend de façon informelle entre Bamako et les groupes armés du Nord du Mali. Une réunion devait se tenir ce 29 mai au Burkina Faso, entre ces mouvements (MNLA, HCUA et MAA) et le représentant du président malien pour le dialogue, l'ancien Premier ministre Modibo Keïta. Une entrevue placée sous la médiation du chef de la diplomatie burkinabè Djibril Bassolé.

Ce 29 mai sur RFI, le chef du gouvernement malien Moussa Marra s'est dit confiant dans la reprise du dialogue. Il a pris certains engagements.

Egalement ce soir sur RFI, Mossa Ag Attaher, porte-parole du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a répondu à Moussa Mara : « Moussa Mara demande la libération de ses soldats, prisonniers de guerre pris en plein combat, le MNLA demande la libération des pauvres bergers, des pauvres éleveurs arrêtés injustement qui croupissent dans les prisons de Bamako ».

Mossa Ag Attaher assure qu'un échange est possible « avec le soutien des membres de la communauté internationale impliqués ». Pour lui, « la question des prisonniers est délicate ». Le MNLA souhaite connaître la vérité sur les prisonniers. « Nous souhaitons savoir qui est en prison et qui ne l’est pas, parce que nous avons des informations selon lesquelles plusieurs détenus auraient trouvé la mort dans leur prison de Bamako. Nous voulons vraiment que ce travail soit sérieusement fait avant de parler d’échange de prisonniers ».

Dans son entretrien à RFI, le porte-parole du MNLA insiste sur la libération de ces prisonniers pour qu'il y ait un dialogue avec l'Etat malien.

Pour qu’il y ait un dialogue avec l’Etat malien, il faut immédiatement mettre en œuvre des mesures de confiance. Parmi celles-ci, nous avons dit que les personnes qui ont été arrêtées à cause du conflit n’ont plus leur place dans les prisons de Bamako. Il faut que les prisonniers soient libérés.
Mossa Ag Attaher
29-05-2014 - Par Sébastien Nemeth

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.